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Message original par Player_43:
Petite question satellite : les sous-off pouvaient voler durant la WWI mais pour être pilote durant la seconde guerre mondiale il fallait être au moins sous-lieutenant (=officier) non ?
Justement, non. Il suffisait d'être bien portant et en suffisante bonne santé (l'examen de la santé des yeux était pourtant très particulièrement sévère), mais pas besoin d'être officier. Ce fut peut-être le cas pendant les premières années de la Première Guerre Mondiale car au début de l'aviation militaire c'était l'élite qui volait, mais à partir de 1916 ou 1917 la situation changea pour ce qui est des équipages et les officiers ne furent à nouveau majoritaires en vol qu'avec la guerre froide et la mise en place d'appareils ultra rapides, de pilotage délicat et... extrèmement chers. De là le besoin d'une formation théorique et pratique poussée et d'une spécialisation militaire du métier, propre à un officier.
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Message original par ungibus:
Chez les allemands, les sous-off étaient nombreux et pour notre armée de l'air, ils formaient la majorité du personnel navigant, pilotes compris.
Et j'ose même dire que c'était le cas de toute armée de l'air de l'époque, au moins de celles qui connurent et participèrent du conflit. Dans le sens de ce que disait Katsuo, et selon mon ancien chef d'escadrille, le cas de la Marine Impériale Japonaise était le cas extrème : seulement 15% des pilotes et membres d'équipage étaient des officiers, le 85% restant étaient des sous-officiers ou des bas gradés (au rang de matelot dans la Marine Impériale), mais ils étaient surtout des sous-officiers.
En Espagne j'ai rencontré il y a quelques années un ancien aviateur des armées de la deuxième république espagnole (1931-1939) qui avait volé pendant la guerre civile (conflit de 1936-1939, je dois conserver son authographe quelque part...) et il m'avait dit qu'il avait postulé au recrutement dans la FARE (Force Aérienne de la Republique Espagnole) par un mouvement de romantisme... Il avait été admis sans grande difficulté. L'aviation attirait les jeunes hommes de l'époque, c'était l'aventure, le rêve, et l'embleme ailé sur le revers de la veste d'un uniforme faisait aussi rêver les filles de l'époque...
Mais de nos jours pour se faire recruter comme ça dans une armée de l'air (tout en faisant partie du personnel navigat) il faut se lever très tôt le matin, bien faire ses prières et surtout payer un bon marabou qui fasse une magie très forte, parce que le critère de séléction est devenu tellement dur qu'on ne connaîtra plus jamais les bureaux de recrutement des années 30/40... Rien ne vaut l'époque des hélices !
Dai-Nippon Teikoku Kaigun Koku Hombu... Niitaka yama nobore !