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Afficher la version complète : [Fanfic] Hafþór : le Hersir



Helair
10/04/2017, 14h16
Herior, la Sentinelle => http://forums-fr.ubi.com/showthread.php/112193-Fanfic-Herior-la-Sentinelle
Akuma, le Shugoki => http://forums-fr.ubi.com/showthread.php/112619-Fanfic-Akuma-le-Shugoki
Galahad, l'Emissaire => http://forums-fr.ubi.com/showthread.php/112910-Fanfic-Galahad-l-Emissaire
Freja, la Valkyrie => http://forums-fr.ubi.com/showthread.php/115880-Fanfic-Freja-la-Valkyrie
Yojimbo, le Kensei => http://forums-fr.ubi.com/showthread.php/118926-Fanfic-Yojimbo-le-Kensei


Il s’arrêta un instant pour profiter du moment. Le vent sur son visage, l’odeur des arbres, la chaleur des flammes, le goût du sang, l’adrénaline qui parcourait son corps, les cris de guerre et de douleur… un large sourire se dessina sur son visage. Il ne se sentait jamais aussi bien qu’au cœur d’une bataille. Il retira sa hache du sternum du pauvre paysan qui lui avait foncé dessus quelques secondes plus tôt et qui gisait maintenant au sol. Il voulait trouver de véritables adversaires.
Autour de lui, c’était le chaos le plus total : le petit village japonais flambait, les fermiers essayaient tant bien que mal de défendre leurs terres face à aux autres membres de son clan, et les quelques véritables guerriers Samouraïs présents tentaient en vain repousser le raid. Ils étaient bons, mais les Vikings l’étaient aussi. Et eux avaient le nombre de leur côté.

Un cri dans son dos le tira de sa contemplation. Un fermier de plus qui l’attaquait avec un outil de ferme de plus. Ridicule. Il ne se donna même pas la peine d’esquiver et frappa simplement dans l’arme improvisée du japonais, qui se brisa sous le choc, comme les os de son propriétaire juste après. Celui-là n’avait représenté aucune menace, mais il aurait pu s’il n’avait pas crié avant d’attaquer. Même si les habitants locaux n’étaient pas à sa hauteur, trop les sous-estimer était risqué. Il se reconcentra et avança vers ce qui semblait être un entrepôt. Ils étaient venus pour avoir de la nourriture après tout, il serait idiot de la brûler en même temps que tout le reste.

Les bâtiments commençaient à s’effondrer, et les rues très étroites n’avaient visiblement pas été prévues pour accueillir beaucoup de passage. Cela incluait visiblement l’incapacité à accueillir un envahisseur Viking et des poutres enflammées en même temps. Le bon côté de la chose était que ça plongeait les Samouraïs dans une telle confusion qu’ils ne savaient plus où donner de la tête et lui laissaient tout le temps nécessaire pour trouver un autre chemin jusqu’à l’entrepôt.
Rapidement, il s’engouffra dans une autre rue, plus étroite encore, mais qui était située entre deux structures qui ne brûlaient pas encore. Pas assez pour s’effondrer en tous cas. Mais à peine était-il arrivé au milieu de celle-ci qu’il comprit son erreur. Deux Samouraïs étaient entrés après lui, bloquant ses deux seules issues et l’obligeant à se battre dans un espace bien trop confiné pour qu’il puisse s’y déplacer facilement. Son sourire se fit plus large encore. Enfin un combat intéressant.

Ses deux adversaires ne perdirent pas de temps et foncèrent vers lui, katana en avant. Il n’avait aucune issue et il le savait. Leur embuscade était simple, mais parfaite. Mais s’il ne pouvait pas esquiver, eux non plus. Il abattit sa hache comme un couperet, droit sur celui qui lui faisait face, et lui trancha le crane en deux. De par sa taille et son arme, il avait arrêté la course du Samouraï bien avant que celui-ci puisse l’atteindre. L’autre, en revanche, avait eu le champ libre.
La lame perça son dos, le traversa, et ressortit juste à côté de son nombril. Il s’y était attendu, mais la douleur était bien trop vive pour qu’il n’y réagisse pas. Il poussa un râle à moitié étouffé par ses poumons qui s’étaient bloqués. Le Samouraï pensait certainement avoir gagné, mais s’ils s’étaient fait face il aurait vu que le sourire de Hafþór n’avait pas disparu.
De sa main libre, le Hersir saisit la lame du katana et serra le poing. Les lanières de cuir qu’il enroulait autour de ses mains avant chaque raid s’avéraient enfin utiles. Sans elles ses doigts auraient été coupés en un mouvement, mais avec il pouvait bloquer la lame sans crainte. Il senti que le Samouraï voulait tirer son arme, mais c’était trop tard. Hafþór lança un violent coup de coude vers l’arrière de son bras libre, qui portait également sa hache. Avec son coude et le pommeau de son arme, il pouvait frapper à l’aveugle et être à peu près sûr de toucher quelque chose.
Il ne sentit aucun impact, mais la force qui s’était exercée sur le katana cessa. L’autre avait lâché son arme pour esquiver un coup. Mauvais choix.

Il se retourna lentement pour éviter que le katana ne frotte contre l’un des murs entre lesquels il se trouvait. Autant éviter toute douleur inutile. Puis il procéda à l’extraction de l’arme de son ventre en la tirant vers l’arrière, et la jeta sur le côté. Devant lui, le Samouraï tremblait en faisant passer son regard de son arme au visage de Hafþór. Le Hersir n’avait jamais été doué pour deviner les émotions des autres, mais il savait reconnaître la terreur, et il s’en délectait.
Il avança d’un pas lent. Être blessé l’avait énervé, et le petit être qui tremblait devant lui devait apprendre une leçon : il n’y a jamais de deuxième chance de tuer un Viking.
Le Samouraï voulu fuir, mais Hafþór fut plus rapide. Il l’attrapa par l’épaule et le jeta sur le mur de droite. Le choc fut suffisant pour le sonner, et le coup de genou en plein ventre qui suivi manqua de le faire s’évanouir. L’impact avait été si puissant que le japonais aurait pu jurer que ses organes avaient explosés. Mais la punition ne s’arrêta pas là. La main colossale du Viking venait de lui attraper les cheveux et l’envoyait maintenant visage en avant vers le mur d’en face. Son nez, ses pommettes et sa mâchoire se brisèrent au contact du bois. Il était à peine conscient, à tel point qu’il ne senti presque pas le coup de pied qu’il reçut dans le torse et qui l’envoya au sol. Et pourtant, il était encore une fois à peu près sûr que ces os n’avaient pas supporté le choc.
Il eut juste le temps de lever les yeux vers le Hersir, qui levait sa hache. Puis il mourut alors que celle-ci déchiquetait ce qui restait de son corps.

Hafþór sorti de la ruelle. Les autres avaient visiblement déjà trouvé un chemin vers l’entrepôt, et un attroupement s’était formé devant celui-ci. Sa blessure au ventre le lança lorsqu’il entendit la voix d’Ullr, son compagnon d’armes et ami.
« Hafþór ! Ramène-toi ! Y’en a un qui devrait te plaire devant la grange ! »
Non sans avoir poussé un grognement, le Hersir se dirigea vers l’attroupement. A sa surprise, c’était en réalité une arène improvisée. Un seul Samouraï restait, et celui-ci protégeait les portes derrière lesquelles il y avait les vivres et réserves visés par le raid. A ses pieds gisaient plusieurs Vikings qu’il venait selon toute vraisemblance d’affronter. Ullr posa énergiquement sa main sur l’épaule de Hafþór et montra le Samouraï d’un geste de la main.
« Il en a tué six pour l’instant ! On aurait déjà pu le buter mais on s’est dit que tu apprécierais un défi. Ne me remercie pas. Oh, merde, t’es blessé ? »
Le Berserker venait de remarquer le sang qui s’écoulait du ventre du Hersir. Heureusement pour celui-ci, il n’avait pas encore remarqué qu’une blessure identique se trouvait au même niveau dans le dos.
« Une égratignure. C’est pas ça qui va m’empêcher de me battre. Faites place vous autres ! Le Samouraï est à moi ! »
Malgré la densité de l’attroupement, tous firent de leur mieux pour le laisser passer. Hafþór était la fierté du clan, une force de la nature comme on en voyait rarement. Il avait beau être encore jeune, ses exploits étaient déjà connus à travers tout le fjord et dans tous les clans. Certains disaient même qu’il était la réincarnation de Hasteinn.

Le Hersir entra dans l’arène d’un pas lourd. En face, son adversaire semblait épuisé, et légèrement blessé au niveau des bras. Pour quelqu’un qui avait affronté, vaincu et tué six Vikings, il était plutôt en bon état. Le combat allait être intéressant. Du moins c’est ce qu’il pensait jusqu’à ce que le Samouraï commence à parler.
Sans relâcher sa garde, il parlait de plus en plus vite, faisant à l’occasion de vifs mouvements de tête vers un endroit ou un autre. Si Hafþór avait compris le japonais, il aurait peut-être écouté la tirade qu’était en train de lui faire son adversaire. Mais il ne le parlait pas, et n’était pas patient.
« Ta gueule ! » fut le cri qui résonna alors qu’il s’élançait pour donner le premier coup de hache.
Le coup était rapide, mais le Samouraï l’était plus encore. En un seul mouvement incroyablement vif, il esquiva l’attaque par-dessous et fit une profonde entaille à la cuisse du Viking, qui grogna de douleur. Le Samouraï s’était remis en garde, exactement dans la même posture qu’une seconde plus tôt, et continuait son monologue incompréhensible.
Face à un tel adversaire, la portée était inutile, et Hafþór l’avait bien compris. Il rapprocha donc ses mains de la tête de sa hache pour en faire une arme courte. Il perdait en puissance, mais ce qui restait suffirait amplement pour faire taire ce japonais. Nouvelle charge, nouveau coup, nouvelle esquive. Mais cette fois le Hersir avait anticipé et son attaque n’avait été portée que d’une main, la deuxième étant prête à cueillir son adversaire. Le Samouraï poussa un petit cri de surprise étouffé par la main qui lui avait attrapé le bas du visage et qui le projetait maintenant contre la grange. Le choc fut violent, mais pas assez pour déstabiliser le combattant qui plongea sur le côté pour esquiver le coup de hache qui suivi. L’arme s’enfonça profondément dans le bois de la structure, laissant le temps au dernier défenseur japonais de s’éloigner suffisamment pour reprendre ses esprits et se remettre de la projection qu’il venait de subir. Maintenant il se taisait, et ses yeux trahissaient un mélange d’intense concentration et de peur.
Peu importe à quel point il était bon, il aurait été fou de ne pas ressentir de peur en cet instant.

Quelques mètres séparaient maintenant les deux adversaires. L’un qui tentait tant bien que mal de reprendre son souffle, l’autre qui essayait de masquer la douleur qu’il ressentait. Sa blessure était sérieuse, et il commençait à perdre beaucoup de sang. A ce rythme, il n’en aurait bientôt plus assez pour rester conscient. Il devait gagner avant.
La différence entre un simple combattant et un guerrier est souvent l’expérience. Avoir vécu suffisamment de batailles, avoir vaincu suffisamment d’adversaires, et avoir survécu à suffisamment d’affrontements permet d’anticiper les coups, de prévoir les mouvements. A force, les réflexes s’améliorent, à tel point que surprendre un guerrier n’est pas une chose facile. Dans ce genre de situation, la stratégie la plus osée et imprévisible s’avère parfois être la meilleure.
Hafþór prit une profonde inspiration, laissa glisser ses mains le long de sa hache afin d’avoir la plus grande amplitude possible, puis la lança sur son adversaire. Pendant quelques dixièmes de secondes le temps parut ralenti, presque suspendu. Tous les Vikings présents se demandèrent si leur champion n’était pas devenu fou. Le Samouraï, quant à lui, ne bougea pas d’un pouce. Il aurait largement eu le temps d’esquiver, et il le savait. Il avait déjà esquivé des coups bien plus rapides que ça, et était encore en état de le faire. Mais la surprise le paralysait. Il s’était attendu à tous les comportements, sauf celui-là. Assez étrangement, il considérait ce coup comme étant le plus dangereux de tous. Ne pas l’esquiver signifiait mourir. Sur le concept, ce n’était pas différent de n’importe quel coup. Mais sur la forme, la différence était effrayante. Jamais il n’avait fait face à un tel comportement, jamais il n’aurait pensé devoir esquiver une hache qui se rapprochait dangereusement de lui en tourbillonnant.
Au dernier instant cependant, il esquiva. En s’y prenant plus tôt il aurait pu garder sa posture, mais là le délai était trop court et il fut contraint de tourner sur lui-même en sautant sur le côté pour ne pas se faire couper en deux par le projectile. De fait, il ne vit pas que Hafþór avait commencé à charger.

L’impact fut si violent que le Samouraï lâcha son arme avant de toucher le sol. Le Viking lui avait fait un plaquage d’une force monstrueuse, qui avait presque suffit à lui faire perdre connaissance. Les deux s’écrasèrent presque immédiatement. Le but du Hersir avait été de bloquer son adversaire, pas de le projeter au loin. Ce dernier était maintenant dos à la terre, complètement sonné, et immobilisé par plus de cent kilos de nordique en colère qui s’étaient placés de manière à être au-dessus de son torse pour bloquer ses bras, ainsi que toute possibilité de se relever.
Puis ce fut la fin pour le guerrier japonais. Un premier coup de poing s’abattit sur son visage, puis un autre, encore un autre, et de nombreux suivants. Pendant plusieurs dizaines de secondes Hafþór s’acharna en frappant aveuglément tout ce qui pouvait se trouver sous ses poings. Il ne s’arrêta que près d’une minute après, au bord de l’épuisement et la respiration lourde. Ses mains étaient en sang, la peau de ses doigts déchirée, laissant ses tendons presque à vif.
Enfin, comme pour apporter une touche finale à ce combat qui avait tourné au massacre, le Viking tendit la main pour attraper le katana du Samouraï qui n’était plus qu’un corps agité de spasmes. Etait-il encore vivant ? Impossible de le dire… mais c’était fortement improbable.
Emettant un son qui se rapprochait plus du rugissement que du cri de victoire, Hafþór enfonça l’arme du japonais directement dans son sternum, jusqu’à ce que la garde empêche toute progression supplémentaire.

« Juste une égratignure, hein ? » fit Ullr d’un ton sarcastique en observant la blessure du Hersir qui était assis sur un tonneau de nourriture.
« Tu ne m’aurais jamais laissé me battre si tu avais su. Je me trompe ? »
« Non… et j’aurais eu raison. Te laisser crever face à un adversaire pareil quelque part au fond d’un marais serait du gâchis, et une insulte à tous les guerriers nordiques que tu as battu pour arriver là. Mais tu t’en es bien sorti. C’était… osé. »
« Je sais. J’ai gagné, c’est tout ce qui compte. Mais (il grogna de douleur en descendant du tonneau) je pense que je vais rentrer avec le premier voyage pendant que vous vous occupez de piller la grange. »
« J’allais t’y obliger tu sais. Et Bjorn m’aurait certainement soutenu. »
« Où est-il, d’ailleurs ? »
« Retourné près des bateaux. Tu le connais, s’il pouvait il passerait son temps en mer. Il est allé préparer notre départ à la seconde ou t’as cloué ce Samouraï au sol. Je pense qu’il va rentrer avec toi. Et puis… ce n’est pas comme si on avait besoin de lui ici. Il sera plus utile au village. »
Hafþór ramassa sa hache et se dirigea vers le port improvisé qui avait accueilli les drakkars à leur arrivée. Un bandage de fortune avait à peu près arrêté le saignement, mais la douleur le faisait marcher lentement. Il balaya les ruines japonaises du regard. Aucun adversaire réellement digne de lui dans ce tas de boue.

Il devrait attendre.

LOUERN-_-
10/04/2017, 16h24
Ah celui que j'attendais avec le plus d'impatience ^^ le Hersir ;)

Jolie jolie j'aime beaucoup celui-là également ^^

J'espéres, du moins j'imagines une rencontre au sommet entre tout tes protagonistes: genre the putain de royal rumble de titan jusqu'à la mort! ^^

Helair
11/04/2017, 07h35
Des affrontements entre protagonistes prévus, mais pas de royal rumble :p

Ce serait vachement la merde à chorégraphier dans ma tête et à écrire, et encore plus à comprendre. Je préfère essayer au maximum de donner des affrontements clairs.