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Vae-primat
08/02/2006, 20h05
/*Un petit délire*/

STARGOOSE TREK

- Belote !
- Rebelote !
- Bryan ! Ça la millième fois qu'on t'explique que ce n'est valable que si tu as le roi et la dame dans la même main !
- Mais j'ai un roi !
- De la couleur d'atout abruti !
- Tu sais ce qu'il te dit, l'abruti?
..
..
Pendant que l'équipe de quart débattait de ces grandes questions philosophiques, le vaisseau poursuivait imperturbablement sa route vers le système Sagon. Après plusieurs fâcheuses péripéties, le STARGOOSE, vaisseau cargo de classe galaxy, avait échoué dans une petite entreprise de fret interplanétaire : un travail routinier, sans grande envergure mais tranquille et agréable. L'avancement n'était pas rapide mais le boulot était stable.

Les tractations, entre les deux équipes, se faisant plus serrées, on dégagea négligemment la table de négociation des nombreux cadavres des bouteilles tombées dans l'exercice de leur devoir. L'une de celles-ci, dans un sursaut suicidaire finit impétueusement sur le bouton du pilote automatique, désengageant, du coup, le système.
Libéré de ses entraves, le vaisseau entreprit de visiter ce coin de la galaxie. Dans son vagabondage, il aperçut au loin une navette dont le fuselage lui plut immédiatement. Comme un amoureux transi ayant peur de rater son rendez-vous, le STARGOOSE s'élança sur la belle qui l'appelait de tous ses feux.
- Bordel ! Mais qui m'a fichu une équipe d'incapables pareils !
Celui qui venait de parler c'était le pilote. En un clin d'Å“il il avait jaugé le critique de la situation et, s'arc-boutant de toute la puissance de ses bras sur les leviers de commande, s'efforçait d'éviter la collision. Contrarié dans son désir, le vaisseau résistait mais la volonté inflexible de Mery parvint à infléchir la trajectoire éloignant, mètre après mètre, les deux amoureux. Son intervention ne fut cependant pas suffisamment rapide et impérieuse pour empêcher que le STARGOOSE ne laisse un de ses réacteurs directionnels comme cadeau de rupture à la belle qui poursuivit, insensible au geste, sa route.

Déboussolé, déséquilibré, abandonné, meurtri, le vaisseau entama sa danse du cygne. Virevoltant dans tous les sens il piqua résolument vers la surface de la planète la plus proche.
Tenant fermement les commandes, Mery se battait comme un beau diable contre ce monstre de plusieurs tonnes afin de sauver ce qui pouvait l'être encore. L'équipe de quart, solidement ancrée à tous les points fixes se trouvant à proximité immédiate, lui apportait une aide appréciable en le gênant le moins possible dans l'exécution de sa manoeuvre.
Pendant des minutes interminables, l'homme et la machine se livrèrent un combat épique. Contrariant le monstre d'acier dans ses tentatives de suicide, Mery réussit à poser le vaisseau avec l'élégante légèreté d'un caillou lancé, à pleine vitesse, à fleur d'eau.
Après plusieurs bonds et rebonds, le STARGOOSE s'immobilisa, définitivement vaincu. L'homme prit alors quelques instants pour savourer sa magnifique victoire.......Et changer de pantalon.

Quelques semaines plus tard, contre remise d'une grande partie des marchandises transportées, le STARGOOSE était sommairement réparé et prêt à reprendre son inestimable service.

Mery inspectait le vaisseau avant le grand voyage. Ses yeux expérimentés examinaient la coque comme ils auraient glissé sur l'anatomie d'une jolie cédéenne. Le souvenir de ses dernières vacances sur CEDII, en compagnie de Lily, brouilla un bref instant sa vision. Lorsqu'il redescendit sur Virginia, il se retrouva face à face avec un individu dont la description sommaire nécessiterait une encyclopédie. Sans ambages inutiles, dans un long discours plein d'imagerie populaire, il en vint subtilement au but de sa visite : il devait quitter, pour des raisons impérieuses, cette planète au plus vite !
- Moi, je veux bien vous emmener mais on est coincés ici ! Mon co-pilote a perdu les cartes spatiales du secteur au jeu. Et il faut aux moins deux révolutions pour en avoir des copies.
- Mais, moi, j'en ai des cartes ! Et je suis prêt à vous les céder en échange d'un passage pour moi......Et ma domesticité ! Répondit l'individu, qu'on surnommait le Prince, en désignant son personnel : une multitude hétéroclite de pauvres gens à l'air obséquieux.........Sauf une espèce de grand escogriffe, un majordome en grande tenue d'apparat, qui faisait la gueule avec une éminente distinction.
- À priori c'est faisable mais je dois en parler au capitaine........
- Vous pourriez nous faire visiter, par la même occasion ? L'interrompit le Prince
- Bien sûr ! Suivez-moi !.........Ceci, comme vous pouvez le voir c'est la rampe d'entrée. Elle permet d'embarquer aussi bien du personnel que des marchandises.....
- C'est bien pratique mais on sait ce qu'est une rampe !
- Oui, bon ! À gauche vous avez la cale, c'est là qu'on entrepose les marchandises.....
- Oui, on sait ! C'est pas un endroit très pratique pour les passagers ! Ironisa le majordome
- À droite les quartiers d'équipage. Ils sont actuellement vides car une fausse manÅ“uvre a permis l'ouverture des portes de la cale et tout le personnel d'entretien s'est retrouvé flottant dans l'espace. Le responsable a été puni mais ce fut un moment apocalyptique avec tous ces corps...
- Si nous poursuivions ?
- Heu, hahem ! Oui, bien sûr ! Voilà ! Ici c'est le poste de pilotage. Aux commandes Dorian, mon co-pilote, un gamborien. Il est d'une noble lignée, c'est un membre de la célèbre famille Modera. À la navigation, son cousin Faron. Mefiez-vous, ils sont très tatillons sur le protocole! Là-bas vous avez Poly, le responsable des communications. Ne faites pas attention à son aspect rébarbatif, c'est un éoco. Laid, poilu mais très compétent. Sur la tourelle vous pouvez distinguer Jarod et Janos, nos experts en armement, et artilleurs attitrés. Chacune de leurs salves atteint son but !
- Qu'est-ce que vous avez comme armement à bord ? Demanda le majordome
- Heu, Hé bien, c'est-à-dire que.......Enfin je veux dire.......Hahem......
- Mais encore ?
- Pour être franc, .............Aucune. Répondit Mery aussi rouge qu'une prune ondusienne.
- Hum ? Je vois ! Et qui est l'individu qui se démène dans la coupole ?
- Ah ! Lui c'est le capitaine ! Edori Mean, un costo. Très doué pour le commandement mais comme tous ceux de sa race, il souffre de vertiges ce qui, vu sa position et sa situation, le rend très irritable. Sinon c'est un des rares capitaines de la confédération à pouvoir battre un bug à mains nues !
- Non ! À mains nues ? Vraiment ? Il ne paie pourtant pas de mine à le voir ainsi ! S'exclama le Prince avec un sifflement admiratif qu'il s'empressa de récupérer pour garder un semblant de dignité.
- Pourrons-nous lui être présentés ? C'est un honneur pour nous de le rencontrer et une grâce pour lui que nous acceptions de le faire.
- Heu, oui, je lui demanderai. Eh, bien, voilà ! La visite est terminée. Conclut Mery en se dandinant d'un pied sur l'autre.
- Quels seront mes quartiers ? S'enquit le Prince
- Vos quartiers ? Je ne comprends pas..........
- Écoutez, cela fait vingt ans que j'attends un taxi pour aller sur DemurIV pour la visite du dernier salon de l'aéronautique spatiale. Vous ne pensez pas que je vais attendre encore ! Vous avez besoin de savoir où vous êtes, et moi d'aller au salon. Je vous fournis les cartes de ce cadran et vous, vous m'emmenez............
- Avec ses amis ! Conclut le majordome
- Il faut que j'en réfère au capitaine......
- Allez mon ami, allez !
- ...
- ...
- QUOI ! QUI OSE ME DERANGER ?
- Mery, capitaine ! C'est au sujet de certaines personnes qui désireraient participer à notre voyage........
- ET VOUS ME DERANGEZ POUR CES FUTILITÉS ? Qu'est-ce qu'ils ont pour payer le voyage ? Questionna-t-il en baissant le ton.
- La carte du secteur !
- Bien, bien ! Installez-les dans les quartiers d'équipage.
- Mais Monsieur, les quartiers ne sont pas sûrs depuis que.........
- VOUS M'ENNUYEZ ! EXÉCUTEZ MES ORDRES !

Le souffle puissant de la réplique propulsa Mery dans le couloir, comme on souffle un fétu de paille. Se redressant prestement, visiblement gêné par la situation, il s'épousseta négligemment et lança à l'adresse des visiteurs :
- Le capitaine est d'accord ! Vous serez logés dans les quartiers d'équipage. Il sont actuellement vacants, comme je vous le disait tout à l'heure. Départ dans trente slicks !
Sur ces mots, il tourna les talons, s'enfonça dans la cabine où il s'activa à la console de pilotage sous le regard réprobateur de Dorian.

Vingt-cinq slicks plus tard:

- Tu as l'air soucieux Mery !
- Il y a de quoi! La moitié des instruments de contrôle est hors d'usage ! La coque est tellement rafistolée qu'elle ne comporte plus une seule pièce d'origine ! Et pour combler le tout, grâce à ton infaillible système pour gagner aux cartes, on doit accepter des passagers pour quitter cette........Oserai-je l'appeler planète ?
- D'accord, t'es un peu sur les nerfs, mais la situation n'est pas aussi sombre et j'entrevois de la lumière au bout du tunnel.
- Ce sont les feux de la rampe d'envol !
- Tu n'y mets pas du tien, non plus ! Mais au fond on t'aime bien. Puis t'es le meilleur pilote de la flotte dans ce quadrant...
- Le meilleur pilote ? Dis donc, Dorian, si tu as quelque chose à me demander, ne tourne pas autour du noyau et viens-en au fait !
- Je pourrais faire décoller le vaisseau ? Dis oui ! Dis oui ! Je t'en priiiiiiiiiiiiiiie !
- Tu ne vas pas essayer ton fameux décollage en chandelle ? La dernière fois que tu l'as fait, on a dû remplacer le vaisseau et la moitié de l'équipage. Je te signale que sur cette « sympathique » planète, la seule chose qu'on puisse trouver ce sont des cailloux.
- Donc, c'est non. Se lamenta Dorian.
- Mery ! ALORS CE DÉCOLLAGE ?
- Tout de suite capitaine ! Allez-y Dorian ! C'est votre moment de gloire.
- Vrai ? Je peux ? Et sans attendre la réponse, Dorian lança les réacteurs à fond.
- CRUISCHHHHHHHHHH ? BRAAAAAAAAAOUUUMMMMMMMM ? SWHICHHHHHHHHHH

Plaqués sur leurs sièges ou collés aux couchettes - pour les plus chanceux – les occupants du STARGOOSE participaient, à leur façon et suivant leurs aptitudes, à la manÅ“uvre. Le Prince, dans sa grande mansuétude, examinait, de très près, les soudures du plafond de sa cabine tandis que le majordome, fidèle à ses principes, auscultait consciencieusement les conduits de ventilation.
Edori Mean, le nez écrasé sur sa bulle en plexi métal, suivait, au plus près, la manÅ“uvre. Son expérience goldorakienne, une ancienne race très évoluée, lui permettait d'en apprécier chaque phase ; Depuis le décollage brutal et spontané de son fauteuil de commandement jusqu'à l'arrêt brusque et inopiné contre la bulle ce qui, au passage, lui permit d'en éprouver la solidité et d'en vérifier son état de transparence. Les membres d'équipage, dans un même élan collectif, s'étaient réunis, contre leur gré, au fond de la cabine. De cette position, extrêmement avantageuse, ils commentaient, avec force conviction et gestuelle à l'appui, le décollage. Dorian, tel un moderne chevalier, tenait fermement les commandes. Sa position renversée, démontrait sa virtuosité dans la maîtrise des situations délicates.

Dans un cri aigu d'agonie, le STARGOOSE, hurlant de tous ses boulons, s'arracha, avec l'élégance d'une baleine échouée, de la surface pelée de la planète et s'élança vaillament vers le ciel.
Quelques petites minutes plus tard, le vaisseau quittant l'attraction du planétoïde, la situation des occupants s'inversa brusquement ramenant, promptement, ces intrépides voyageurs à leurs positions d'origine. Le Prince, poursuivant son inspection, examinait la structure du sol, que son nez avait impétueusement bousculé, afin d'en vérifier l'intégrité tandis que son domestique s'appliquait à l'étude du système hygiénique. Ayant terminé l'inspection de la bulle, le capitaine jugeait, de visu, l'état de propreté du dessous de sa console. Le retour à la position originelle ne fut pas le cas de la rare cargaison qui, pour fêter la réussite de la manÅ“uvre, sur un coup de tête totalement improvisé, traversa le vaisseau d'un bout à l'autre atteignant, avec la douceur d'un troupeau de buffles au galop, les quelques rescapés de ce décollage qui restera gravé dans les mémoires, et les chairs, de ceux qui eurent l'immense honneur d'y participer.
- YEEEEEESSSSSS ! Ça c'est un décollage qui décoiffe ! S'exclama extatique Dorian.
Cette joyeuse déclaration fut accueillie par un grand silence, lourd de conséquences, qui soulignait la grande émotion de l'équipage pour cet inénarrable exploit qu'on nota sur le journal de bord sous l'élogieux euphémisme : décollage réussi !

*Au suivant!*

Vae-primat
08/02/2006, 20h05
/*Un petit délire*/

STARGOOSE TREK

- Belote !
- Rebelote !
- Bryan ! Ça la millième fois qu'on t'explique que ce n'est valable que si tu as le roi et la dame dans la même main !
- Mais j'ai un roi !
- De la couleur d'atout abruti !
- Tu sais ce qu'il te dit, l'abruti?
..
..
Pendant que l'équipe de quart débattait de ces grandes questions philosophiques, le vaisseau poursuivait imperturbablement sa route vers le système Sagon. Après plusieurs fâcheuses péripéties, le STARGOOSE, vaisseau cargo de classe galaxy, avait échoué dans une petite entreprise de fret interplanétaire : un travail routinier, sans grande envergure mais tranquille et agréable. L'avancement n'était pas rapide mais le boulot était stable.

Les tractations, entre les deux équipes, se faisant plus serrées, on dégagea négligemment la table de négociation des nombreux cadavres des bouteilles tombées dans l'exercice de leur devoir. L'une de celles-ci, dans un sursaut suicidaire finit impétueusement sur le bouton du pilote automatique, désengageant, du coup, le système.
Libéré de ses entraves, le vaisseau entreprit de visiter ce coin de la galaxie. Dans son vagabondage, il aperçut au loin une navette dont le fuselage lui plut immédiatement. Comme un amoureux transi ayant peur de rater son rendez-vous, le STARGOOSE s'élança sur la belle qui l'appelait de tous ses feux.
- Bordel ! Mais qui m'a fichu une équipe d'incapables pareils !
Celui qui venait de parler c'était le pilote. En un clin d'Å“il il avait jaugé le critique de la situation et, s'arc-boutant de toute la puissance de ses bras sur les leviers de commande, s'efforçait d'éviter la collision. Contrarié dans son désir, le vaisseau résistait mais la volonté inflexible de Mery parvint à infléchir la trajectoire éloignant, mètre après mètre, les deux amoureux. Son intervention ne fut cependant pas suffisamment rapide et impérieuse pour empêcher que le STARGOOSE ne laisse un de ses réacteurs directionnels comme cadeau de rupture à la belle qui poursuivit, insensible au geste, sa route.

Déboussolé, déséquilibré, abandonné, meurtri, le vaisseau entama sa danse du cygne. Virevoltant dans tous les sens il piqua résolument vers la surface de la planète la plus proche.
Tenant fermement les commandes, Mery se battait comme un beau diable contre ce monstre de plusieurs tonnes afin de sauver ce qui pouvait l'être encore. L'équipe de quart, solidement ancrée à tous les points fixes se trouvant à proximité immédiate, lui apportait une aide appréciable en le gênant le moins possible dans l'exécution de sa manoeuvre.
Pendant des minutes interminables, l'homme et la machine se livrèrent un combat épique. Contrariant le monstre d'acier dans ses tentatives de suicide, Mery réussit à poser le vaisseau avec l'élégante légèreté d'un caillou lancé, à pleine vitesse, à fleur d'eau.
Après plusieurs bonds et rebonds, le STARGOOSE s'immobilisa, définitivement vaincu. L'homme prit alors quelques instants pour savourer sa magnifique victoire.......Et changer de pantalon.

Quelques semaines plus tard, contre remise d'une grande partie des marchandises transportées, le STARGOOSE était sommairement réparé et prêt à reprendre son inestimable service.

Mery inspectait le vaisseau avant le grand voyage. Ses yeux expérimentés examinaient la coque comme ils auraient glissé sur l'anatomie d'une jolie cédéenne. Le souvenir de ses dernières vacances sur CEDII, en compagnie de Lily, brouilla un bref instant sa vision. Lorsqu'il redescendit sur Virginia, il se retrouva face à face avec un individu dont la description sommaire nécessiterait une encyclopédie. Sans ambages inutiles, dans un long discours plein d'imagerie populaire, il en vint subtilement au but de sa visite : il devait quitter, pour des raisons impérieuses, cette planète au plus vite !
- Moi, je veux bien vous emmener mais on est coincés ici ! Mon co-pilote a perdu les cartes spatiales du secteur au jeu. Et il faut aux moins deux révolutions pour en avoir des copies.
- Mais, moi, j'en ai des cartes ! Et je suis prêt à vous les céder en échange d'un passage pour moi......Et ma domesticité ! Répondit l'individu, qu'on surnommait le Prince, en désignant son personnel : une multitude hétéroclite de pauvres gens à l'air obséquieux.........Sauf une espèce de grand escogriffe, un majordome en grande tenue d'apparat, qui faisait la gueule avec une éminente distinction.
- À priori c'est faisable mais je dois en parler au capitaine........
- Vous pourriez nous faire visiter, par la même occasion ? L'interrompit le Prince
- Bien sûr ! Suivez-moi !.........Ceci, comme vous pouvez le voir c'est la rampe d'entrée. Elle permet d'embarquer aussi bien du personnel que des marchandises.....
- C'est bien pratique mais on sait ce qu'est une rampe !
- Oui, bon ! À gauche vous avez la cale, c'est là qu'on entrepose les marchandises.....
- Oui, on sait ! C'est pas un endroit très pratique pour les passagers ! Ironisa le majordome
- À droite les quartiers d'équipage. Ils sont actuellement vides car une fausse manÅ“uvre a permis l'ouverture des portes de la cale et tout le personnel d'entretien s'est retrouvé flottant dans l'espace. Le responsable a été puni mais ce fut un moment apocalyptique avec tous ces corps...
- Si nous poursuivions ?
- Heu, hahem ! Oui, bien sûr ! Voilà ! Ici c'est le poste de pilotage. Aux commandes Dorian, mon co-pilote, un gamborien. Il est d'une noble lignée, c'est un membre de la célèbre famille Modera. À la navigation, son cousin Faron. Mefiez-vous, ils sont très tatillons sur le protocole! Là-bas vous avez Poly, le responsable des communications. Ne faites pas attention à son aspect rébarbatif, c'est un éoco. Laid, poilu mais très compétent. Sur la tourelle vous pouvez distinguer Jarod et Janos, nos experts en armement, et artilleurs attitrés. Chacune de leurs salves atteint son but !
- Qu'est-ce que vous avez comme armement à bord ? Demanda le majordome
- Heu, Hé bien, c'est-à-dire que.......Enfin je veux dire.......Hahem......
- Mais encore ?
- Pour être franc, .............Aucune. Répondit Mery aussi rouge qu'une prune ondusienne.
- Hum ? Je vois ! Et qui est l'individu qui se démène dans la coupole ?
- Ah ! Lui c'est le capitaine ! Edori Mean, un costo. Très doué pour le commandement mais comme tous ceux de sa race, il souffre de vertiges ce qui, vu sa position et sa situation, le rend très irritable. Sinon c'est un des rares capitaines de la confédération à pouvoir battre un bug à mains nues !
- Non ! À mains nues ? Vraiment ? Il ne paie pourtant pas de mine à le voir ainsi ! S'exclama le Prince avec un sifflement admiratif qu'il s'empressa de récupérer pour garder un semblant de dignité.
- Pourrons-nous lui être présentés ? C'est un honneur pour nous de le rencontrer et une grâce pour lui que nous acceptions de le faire.
- Heu, oui, je lui demanderai. Eh, bien, voilà ! La visite est terminée. Conclut Mery en se dandinant d'un pied sur l'autre.
- Quels seront mes quartiers ? S'enquit le Prince
- Vos quartiers ? Je ne comprends pas..........
- Écoutez, cela fait vingt ans que j'attends un taxi pour aller sur DemurIV pour la visite du dernier salon de l'aéronautique spatiale. Vous ne pensez pas que je vais attendre encore ! Vous avez besoin de savoir où vous êtes, et moi d'aller au salon. Je vous fournis les cartes de ce cadran et vous, vous m'emmenez............
- Avec ses amis ! Conclut le majordome
- Il faut que j'en réfère au capitaine......
- Allez mon ami, allez !
- ...
- ...
- QUOI ! QUI OSE ME DERANGER ?
- Mery, capitaine ! C'est au sujet de certaines personnes qui désireraient participer à notre voyage........
- ET VOUS ME DERANGEZ POUR CES FUTILITÉS ? Qu'est-ce qu'ils ont pour payer le voyage ? Questionna-t-il en baissant le ton.
- La carte du secteur !
- Bien, bien ! Installez-les dans les quartiers d'équipage.
- Mais Monsieur, les quartiers ne sont pas sûrs depuis que.........
- VOUS M'ENNUYEZ ! EXÉCUTEZ MES ORDRES !

Le souffle puissant de la réplique propulsa Mery dans le couloir, comme on souffle un fétu de paille. Se redressant prestement, visiblement gêné par la situation, il s'épousseta négligemment et lança à l'adresse des visiteurs :
- Le capitaine est d'accord ! Vous serez logés dans les quartiers d'équipage. Il sont actuellement vacants, comme je vous le disait tout à l'heure. Départ dans trente slicks !
Sur ces mots, il tourna les talons, s'enfonça dans la cabine où il s'activa à la console de pilotage sous le regard réprobateur de Dorian.

Vingt-cinq slicks plus tard:

- Tu as l'air soucieux Mery !
- Il y a de quoi! La moitié des instruments de contrôle est hors d'usage ! La coque est tellement rafistolée qu'elle ne comporte plus une seule pièce d'origine ! Et pour combler le tout, grâce à ton infaillible système pour gagner aux cartes, on doit accepter des passagers pour quitter cette........Oserai-je l'appeler planète ?
- D'accord, t'es un peu sur les nerfs, mais la situation n'est pas aussi sombre et j'entrevois de la lumière au bout du tunnel.
- Ce sont les feux de la rampe d'envol !
- Tu n'y mets pas du tien, non plus ! Mais au fond on t'aime bien. Puis t'es le meilleur pilote de la flotte dans ce quadrant...
- Le meilleur pilote ? Dis donc, Dorian, si tu as quelque chose à me demander, ne tourne pas autour du noyau et viens-en au fait !
- Je pourrais faire décoller le vaisseau ? Dis oui ! Dis oui ! Je t'en priiiiiiiiiiiiiiie !
- Tu ne vas pas essayer ton fameux décollage en chandelle ? La dernière fois que tu l'as fait, on a dû remplacer le vaisseau et la moitié de l'équipage. Je te signale que sur cette « sympathique » planète, la seule chose qu'on puisse trouver ce sont des cailloux.
- Donc, c'est non. Se lamenta Dorian.
- Mery ! ALORS CE DÉCOLLAGE ?
- Tout de suite capitaine ! Allez-y Dorian ! C'est votre moment de gloire.
- Vrai ? Je peux ? Et sans attendre la réponse, Dorian lança les réacteurs à fond.
- CRUISCHHHHHHHHHH ? BRAAAAAAAAAOUUUMMMMMMMM ? SWHICHHHHHHHHHH

Plaqués sur leurs sièges ou collés aux couchettes - pour les plus chanceux – les occupants du STARGOOSE participaient, à leur façon et suivant leurs aptitudes, à la manÅ“uvre. Le Prince, dans sa grande mansuétude, examinait, de très près, les soudures du plafond de sa cabine tandis que le majordome, fidèle à ses principes, auscultait consciencieusement les conduits de ventilation.
Edori Mean, le nez écrasé sur sa bulle en plexi métal, suivait, au plus près, la manÅ“uvre. Son expérience goldorakienne, une ancienne race très évoluée, lui permettait d'en apprécier chaque phase ; Depuis le décollage brutal et spontané de son fauteuil de commandement jusqu'à l'arrêt brusque et inopiné contre la bulle ce qui, au passage, lui permit d'en éprouver la solidité et d'en vérifier son état de transparence. Les membres d'équipage, dans un même élan collectif, s'étaient réunis, contre leur gré, au fond de la cabine. De cette position, extrêmement avantageuse, ils commentaient, avec force conviction et gestuelle à l'appui, le décollage. Dorian, tel un moderne chevalier, tenait fermement les commandes. Sa position renversée, démontrait sa virtuosité dans la maîtrise des situations délicates.

Dans un cri aigu d'agonie, le STARGOOSE, hurlant de tous ses boulons, s'arracha, avec l'élégance d'une baleine échouée, de la surface pelée de la planète et s'élança vaillament vers le ciel.
Quelques petites minutes plus tard, le vaisseau quittant l'attraction du planétoïde, la situation des occupants s'inversa brusquement ramenant, promptement, ces intrépides voyageurs à leurs positions d'origine. Le Prince, poursuivant son inspection, examinait la structure du sol, que son nez avait impétueusement bousculé, afin d'en vérifier l'intégrité tandis que son domestique s'appliquait à l'étude du système hygiénique. Ayant terminé l'inspection de la bulle, le capitaine jugeait, de visu, l'état de propreté du dessous de sa console. Le retour à la position originelle ne fut pas le cas de la rare cargaison qui, pour fêter la réussite de la manÅ“uvre, sur un coup de tête totalement improvisé, traversa le vaisseau d'un bout à l'autre atteignant, avec la douceur d'un troupeau de buffles au galop, les quelques rescapés de ce décollage qui restera gravé dans les mémoires, et les chairs, de ceux qui eurent l'immense honneur d'y participer.
- YEEEEEESSSSSS ! Ça c'est un décollage qui décoiffe ! S'exclama extatique Dorian.
Cette joyeuse déclaration fut accueillie par un grand silence, lourd de conséquences, qui soulignait la grande émotion de l'équipage pour cet inénarrable exploit qu'on nota sur le journal de bord sous l'élogieux euphémisme : décollage réussi !

*Au suivant!*

missy_rikku
09/02/2006, 01h16
Petit commentaire en passant, cela fait trop penser à Red Dwarf, ahh folle jeunesse... http://www.farcry-thegame.com/fr/images/smileys/teuf.gif

soyo07
09/02/2006, 01h22
Dis Vae, je peux écrire la suite ? http://forums.ubi.com/images/smilies/16x16_smiley-very-happy.gif

Vae-primat
09/02/2006, 01h42
<BLOCKQUOTE class="ip-ubbcode-quote"><div class="ip-ubbcode-quote-title">quote:</div><div class="ip-ubbcode-quote-content">Dis Vae, je peux écrire la suite ? </div></BLOCKQUOTE>
C'est même conseillé, puisque c'est le but http://forums.ubi.com/images/smilies/10.gif

Vae-primat
09/02/2006, 11h46
/*Allez, double post pour une suite des aventures de nos intrépides voyageurs de l'espace http://forums.ubi.com/images/smilies/16x16_smiley-very-happy.gif

Le STARGOOSE avait atteint son altitude de croisière et filait, à la vitesse astronomique d'un escargot asthmatique, dans le vide interstellaire.....Quoique vide c'était beaucoup dire vu le trafic qui s'agitait sur le couloir DXV541, voie rapide inter planétaire, ligne directe pour DemurVI.

Les robots de service s'activaient à remettre en place les containers tandis que l'équipe médicale s'activait à remettre debout les membres d'équipage légèrement perturbés par le décollage. L'excursion s'annonçait tranquille, malgré les quelques réticences du vaisseau qui ne pouvait se résoudre à oublier la navette........Enfin tranquille.....Si rien ne venait perturber le voyage.

Or les perturbations étaient en chemin sous la démarche claudicante du Prince qui remontait, avec la détermination farouche d'une avalanche dévalant une pente, la cursive principale. Délicatement ballotté par de petites secousses, lors du décollage, celui-ci venait aux nouvelles, accompagné de sa charmante secrétaire privée, Agelina
À son pupitre de contrôle, Mery sirotait tranquillement une liqueur vénusienne en surveillant les rares cadrans encore opérationnels tandis que Dorian, en fidèle second, s'efforçait de l'aider à vider la bouteille.
Dans un coin de la cabine de pilotage régnait une excitation fébrile. La situation était délicate : une partie de poker battait son plein. L'équipe d'entretien, soutenue par la maintenance, avait défié l'équipe de direction, soutenue par la sécurité. Les deux groupes antagonistes étaient au coude à coude. La tension était à son comble, plusieurs semaines de paye étaient en jeu et rien n'aurait pu distraire ces joueurs aux nerfs d'acier : une seule erreur et s'en était fini. On aurait entendu voler une mouche,.... s'il y en avait eu une. Bryan s'apprêtait à donner le coup fatal lorsqu'apparut Agelina.

Dés l'entrée de la belle, dans la cabine de pilotage, sa plastique parfaite, et sa tenue, qui tenait plus du timbre-poste que du sari traditionnel des djeuns, attira immédiatement la sympathie du personnel masculin présent et la profonde antipathie de l'autre moitié de l'équipage. Le temps semblait s'être suspendu à son décolleté et à ses courbes généreuses. Dans le silence admiratif qui venait de tomber sans que personne ne fasse un geste pour le ramasser, Agelina sentit une bouffée de chaleur l'envahir sous les regards enflammés de ces baroudeurs de l'espace qui détaillaient chaque centimètre de son anatomie. La paradisiaque sérénité de cet envoûtement était juste troublée par le concert des battements affolés des cÅ“urs et des respirations haletantes. Cet incomparable instant de magie fut subtilement interrompu par le doux murmure du Prince qui, vociférant d'une voix de crécelle, exigeait des promptes explications aux avanies subies.
Dorian, en diplomate distingué rompu à ce genre de situation par des années de pratique de la lutte syndicale, entreprit de lui expliquer les différentes phases de la manÅ“uvre :
-Comme vous pouvez voir sur ce diagramme........
-Expliquez donc cela à ma suivante ! J'exige, quant à moi, de voir un responsable !

Un cyclone traversant la cabine n'aurait pas fait plus de dégâts que n'en fit la réplique cinglante du Prince. Tout ce que l'équipage présent comptait comme spécimen de sexe masculin, oubliant ses divergences, entama une course d'une loyauté exemplaire où tous les coups bas étaient permis pour arriver le premier aux pieds de la belle. Malgré une avance certaine, la contemplation du décolleté vertigineux de la secrétaire faisait perdre un temps précieux à Dorian qui, dans ces circonstances précises, ne pouvait plus que se retrouver piétiné par le troupeau d'étalons en rut qui déboulaient de tous les côtés. Par un malheureux concours de circonstances, alors qu'il invitait Janos à le rejoindre, Jarod bouscula accidentellement Poly qui, s'emmêlant les pieds dans sa soyeuse chevelure, s'étala de tout son long juste devant Janos qui passait inopinément à sa portée. Emporté par son empressement, le mitrailleur buta sur cet immonde amas de poils et chuta, avec la dignité coutumière des stygiens, la tête la première. Grâce aux réflexes hérités par des années d'inactivité et n'écoutant que son sens du devoir, Janos profita de sa posture, et de son élan, pour cirer le couloir principal de la cabine en s'aidant de son profil droit, ce qui, au passage, l'améliora grandement. Heurté de plein fouet par la masse imposante du mitrailleur, Poly s'en alla balayer le sol en une élégante série de pirouettes qu'il stoppa, contre son gré, en se coinçant maladroitement sous un pupitre. Prenant appui, sans aucune gêne, sur sa secrétaire Isbella, Mery effectua un superbe saut magistral qui l'aurait propulsé en tête des pronostics s'il n'avait malencontreusement rencontré, sur son passage, le pied que Misty avait nonchalamment laissé traîner. Finissant son élégante impulsion contre les pieds de Dorian, le zélé pilote abattit d'un coup ce monument de la diplomatie qui, fidèle à la devise millénaire des Modera, alla vérifier de visu la bonne exécution du cirage de l'allée centrale. Exploitant la position avantageuse adoptée par le co-pilote, Jarod en profita alors pour s'en servir comme d'un tapis. Dans une magnifique envolée pleine d'une souplesse arthritique, le canonnier s'agenouilla pour présenter ses hommages aux pieds............du pupitre de contrôle.

Rapide comme l'éclair, Bryan lui avait soufflé la belle d'un court poil. Poil que Jarod garda longtemps en souvenir de cet exploit épique.
Dans le feu de l'action et entraîné par son ardeur, Bryan avait poursuivi sa route et plaqué la jolie djeune dans un placard à balais où la promiscuité de la situation faisait monter, entre autres choses,....... la température. Ayant gagné haut la main ce mémorable concours, qui lui valut les foudres de ses compagnons de voyage, il entama un récit des plus succincts sur le décollet.........les phases du décollage.
Sa volubilité naturelle, aggravée par la proximité de la belle, fit que la secrétaire eut un rapport, en trois volumes, sur l'incident, ses causes et ses conséquences.

Imperturbable, malgré le raz-de-marée soulevé par cette subite agitation, pourtant inhabituelle chez ces grands professionnels rompus aux évènements les plus extravagants, le Prince attendait toujours d'être présenté à un responsable.

Digne comme un paon, Edori entreprit de descendre l'escalier reliant la coupole à la cabine de pilotage. Son allure pompeuse fut inopinément interrompue par le balai que Bryan avait, par mégarde, oublié sur les marches pour participer au derby. Gardant son sang froid, avec un calme admirable, le capitaine, adopta immédiatement la position de la boule, technique de descente d'escalier d'une efficacité redoutable. En moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, il dévala l'escalier et atterrit, tel une crêpe, aux pieds du Prince. Dans cette posture et avec cet angle de vue, pragmatique, il put se rendre compte du professionnalisme du docteur de bord, l'éminent professeur Chrisa, qui s'activait pour remettre, une fois encore, le personnel sur pied.

Touché par cette marque de déférence, pourtant commune en sa présence, le Prince s'adoucit immédiatement :
- Relevez-vous ! Voyons. Ce n'est pas une position digne d'un héros qui peut terrasser un bug à mains nues. Venez ! J'ai à vous entretenir d'une affaire de la plus haute importance.
Les deux personnages se dirigèrent vers le bureau d'Edori. Ce dernier ne manqua pas de remercier, d'un regard assassin, le responsable de sa descente rapide. Bryan sentit une vague de froid l'envahir et frissonna : le capitaine était reconnu pour avoir la dent dure et la mémoire longue........Très longue !

L'atmosphère commençait à peine à s'adoucir, et les vapeurs à retomber, lorsque Geek, le majordome, fit irruption sur la passerelle. Son air guindé était totalement déformé par une peur panique qu'il avait propagée à toute la domesticité, qui le suivait anxieuse :
- Il doit y avoir un problème dans l'unité de confinement ! Des éclairs s'échappent du cÅ“ur du moteur et le vaisseau semble pris de convulsions au niveau des réacteurs ! La carlingue vibre à tous les niveaux comme si le vaisseau allait tomber en miettes ! Il n'y a donc personne pour s'en apercevoir ? Hurla-t-il en cherchant des yeux une quelconque réponse apaisante à ses inquiétudes.

Le calme olympien de l'équipage, devant la catastrophe annoncée, sembla tranquilliser la multitude qu'Agelina apaisa complètement arguant du professionnalisme du personnel de bord. Le personnel féminin étant occupé à soigner, avec sa douceur habituelle, les plaies et bosses des valeureux protagonistes du derby, c'est Bryan, seul membre masculin rescapé valide, qui se fit un devoir de les évacuer de la cabine et de leur intimer l'ordre de regagner leurs cellules, en prétextant que leur présence, dans les couloirs, pouvait troubler la sérénité de l'équipage pendant l'accomplissement des réparations.

Sans plus attendre, avec son efficacité habituelle, le personnel para au plus pressé...........Et reprit sa partie.

/*au suivant*/

Le-Solitaire
09/02/2006, 13h42
Je m'incline devant le Maître. http://forums.ubi.com/images/smilies/11.gif

C'est excellent, j'adore. Et l'humour écrit étant un truc que j'ai encore du mal à faire, c'est d'autant plus agréable.

Encore. http://forums.ubi.com/infopop/emoticons/icon_smile.gif

Lyrendil
09/02/2006, 17h56
J'ai pas trop compris la configuration de la scène de derby, je l'ai imaginée en apesanteur (sinon comment ils peuvent tomber, et ensuite faire des pirouettes, ils ont un élan pas possible ces mecs!)
En un mot: J'adore.
En deux mots: motmot. http://forums.ubi.com/infopop/emoticons/icon_smile.gif

Vae-primat
09/02/2006, 18h21
<BLOCKQUOTE class="ip-ubbcode-quote"><div class="ip-ubbcode-quote-title">quote:</div><div class="ip-ubbcode-quote-content">J'ai pas trop compris la configuration de la scène de derby, je l'ai imaginée en apesanteur (sinon comment ils peuvent tomber, et ensuite faire des pirouettes </div></BLOCKQUOTE>
pirouette: (nom féminin)
Tour ou demi-tour qu'on fait sur soi-même en pivotant sur la pointe d'un seul pied
Imagine qu'ici il fait des tours (comme une toupie)sur lui-même, en étant étendu par terre et en prenant appui sur son ventre. http://forums.ubi.com/images/smilies/16x16_smiley-wink.gif

Lyrendil
09/02/2006, 19h07
Ah vi, un peutcomme un saucisson qui roule...
Pour moi pirouettes c'etait plus sportif, genre des roues les braset jambes écartées, en tournant autour de l'axe du nombril (style dessin animé, comme dans pokémon, quand la team rocket s'envole)

Vae-primat
09/02/2006, 19h21
<BLOCKQUOTE class="ip-ubbcode-quote"><div class="ip-ubbcode-quote-title">quote:</div><div class="ip-ubbcode-quote-content">Ah vi, un peu comme un saucisson qui roule... </div></BLOCKQUOTE>
Un peu comme un saucisson qui tourne sur le sol

http://img69.imageshack.us/img69/6898/pirouette7gy.png (http://imageshack.us)

Vae-primat
22/02/2006, 20h52
/Puisque personne s'y met, je continue/

Chronique d'une catastrophe annoncée

Par simple mesure d'élémentaire précaution, afin d'éviter la prolifération d'individus susceptibles d'entraver la bonne marche des opérations et la diffusion de nouvelles de type alarmiste, les équipes de sécurité enfermèrent, à double tour, dans leurs quartiers, toute personne étrangère au service. Le calme étant ainsi adroitement rétabli,....... la partie put se poursuivre tranquillement.
C'était cependant sans compter avec la susceptibilité du moteur qui, outré du manque de considérations auxquelles il estimait avoir droit, montrait les signes évidents d'une petite irritation.

L'énorme turbine à double translation hélico-transverso-pyramidale de type thermo-plasmique, communément appelée pompe à plasma, ronchonnait. Elle n'avait pas aimé l'extrême délicatesse avec laquelle on l'avait brutalement sollicitée pendant le décollage, et le faisait subtilement remarquer par des bruyantes explosions. Le monumental dispositif était visiblement dans une grosse colère noire, comme l'attestaient les nombreux nuages, d'une fumée finement opaque, qu'il laissait échapper,..... Et les innombrables éclairs qui zébraient, en craquant joyeusement, la salle des machines confirmaient qu'il fulminait d'une rage toute intérieure. Jamais, au cours de sa longue et glorieuse carrière, quelqu'un n'avait osé le traiter de façon aussi peu cavalière. Malgré ses grandes qualités intrinsèques et sa fine habilité diplomatique, le champ de confinement arrivait à bout d'arguments pour contenir la furie de l'irascible mécanisme et montrait, annonces de fatigue incontestables, des failles de plus en plus larges dans son résonnement moléculaire et dans son intégrité physique. Une réunion de conciliation, en présence de techniciens hautement qualifiés et expérimentés, devenait urgente pour ne pas dire vitale pour le maintien des bonnes relations et, pour tout dire, au bon maintien du vaisseau tout court. Les nombreuses secousses qu'enregistrait le STARGOOSE et le son strident de la sirène d'alarme, gênant considérablement la concentration des joueurs, les responsables finirent par se décider à intervenir afin de rétablir le calme nécessaire à la poursuite normale des activités de bord.
Dans leurs cabines, totalement rassurés sur le professionnalisme du personnel navigant, les passagers priaient, avec une ardente ferveur, sous la conduite de l'éminent théologien Kirathy, tous les dieux connus, et recensés, de l'univers, jusque là exploré.

Après avoir longuement réfléchi au problème, une commission d'enquête fut formée afin de trouver une solution rapide et adaptée à cette situation d'une extrême sensibilité. Les immenses connaissances et les grandes capacités de l'ingénieur en chef, l'admirable Maxius et de son incomparable compagnon, le chef mécanicien Tagath, les désignèrent, d'office, comme volontaires pour le rôle de négociateurs pour cette délicate et dangereuse mission. Vu l'urgence et la gravité de la situation, les volontaires s'équipèrent immédiatement ...Après avoir pris un bain et un bon petit déjeuner, de leurs combinaisons de travail. Prenant leur courage à deux mains....Et une bière dans l'autre, ils entrèrent résolument dans l'antre de la bête : la salle des machines. Forts d'un entraînement intensif, qu'ils n'avaient jamais suivi que par correspondance, ils consultèrent le plan pour tâcher de savoir où ils pouvaient bien se trouver. Bien qu'une inconnue manquât à l'équation, Maxius résolut d'employer les techniques les plus pointues pour tenter de circonscrire le danger immédiat. Sa longue expérience, en tant que pompier volontaire, des conséquences des fumées nocives, lui fut d'une très grande utilité lorsque, d'un geste calme et réfléchi, il ferma......... la porte de la salle des machines. Les deux compères jubilaient, se congratulant mutuellement du bon déroulement de la mission, lorsqu'un éclair de génie, jaillissant des profondeurs insondables de leurs esprits, accompagnant celui qui les toucha adroitement dans le fondement leur imprimant une poussée violente vers le cÅ“ur du problème, les ramena prestement à la précarité de la situation. La turbine nécessitait une intervention d'une extrême complexité aggravée par la grande appréhension du « malade », la colossale incompréhension des racines profondes provoquant son léger malaise et l'épaisse fumée noire qui la dérobait aux yeux des éminents spécialistes penchés à son chevet.

L'intense lumière, habituellement blanche du plasma, virait au rouge, signe que le moteur allait bientôt décréter une grève sauvage sur le tas. Un liquide phosphorescent verdâtre s'échappait de la cuve de refroidissement frappée en continu par un arc électrique bleuté qui blanchissait les fumées noires qu'il traversait. Parvenus, par le plus grand des hasards, devant le tableau principal de contrôle de la salle des machines, force fut de constater que la situation n'était pas rose pour nos deux spécialistes en combinaison jaune. Mais le devoir leur commandait d'aller jusqu'au bout de leurs faibles possibilités. Après un rapide coup d'Å“il au tableau....Et la lecture minutieuse de son mode d'emploi, ...Et de ses explications connexes, sans oublier les recommandations annexes, nos deux valeureux volontaires purent déterminer la cause, probable, de ce léger disfonctionnement de la turbine : un énorme container, sans doute mal renseigné sur sa destination, ce qui put être confirmé par le manque flagrant d'une autorisation de sortie, de la soute à bagages, en bonne et due forme, s'était malencontreusement égaré dans la salle des machines et, cherchant la sortie, était venu frôler légèrement la turbine en s'y écrasant violemment. La cause du malaise étant décelée, dans un formidable sursaut d'énergie, les conciliateurs mirent en route les robots de maintenance qui, en un clin d'Å“il, rétablirent l'ordre dans la salle des machines. Peu à peu les vibrations cessèrent, les sirènes se turent, les réacteurs s'apaisèrent et.......le vaisseau s'arrêta.

Sans se démonter, comme à l'exercice, Poly s'activa à son pupitre et......Se mit en contact avec une des nombreuses stations spatiales jalonnant l'artère sidérale afin qu'ils envoient une navette de dépannage, pour procéder aux réparations que l'état déplorable de la turbine exigeait. Le calme étant enfin rétabli........La partie put reprendre en toute tranquillité.