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Afficher la version complète : Fiction sur Altaïr



Josipidromeno
31/12/2010, 10h13
Bon ben je me suis lancé dans l'écriture d'une petite fiction sur Altaïr (eh ben oui il me fascine vraiment celui-là). C'est la troisième en 2 mois, mais celle-là, je l'ai rédigée il y déja un bon moment (j'avais 14 ans, donc soyez indulgents http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/rire.png), mais je ne la poste que maintenant.
Au niveau chronologique, elle se situe en plein dans le jeu, donc je n'ai pas eu besoin de beaucoup faire marcher mon imagination ...

Josipidromeno
31/12/2010, 10h14
Altaïr pénétra tranquillement dans le bureau des assassins, se laissant tomber du toit pour atterrir au sol avec la grâce et la souplesse d’un félin. Sans être un colosse, il était grand, plus que la plupart des hommes. Son corps bien dessiné était caché par une robe blanche, et un capuchon de la même couleur dissimulait son visage, que bien peu de gens connaissaient. A sa ceinture rouge sang était attaché un sabre d’une exceptionnelle facture, assez fin pour se faufiler entre deux côtes, assez vif pour dévier une dague, mais assez solide pour bloquer un glaive. L’arme était pour l’instant paisiblement rangée dans un simple fourreau en acier. A son côté, Altaïr portait une courte lame, qu’il utilisait lorsque la rapidité d’exécution était de mise. Sur son épaule droite, à son côté gauche et à sa ceinture se trouvaient 9 attaches destinées à maintenir les couteaux qu’utilisait Altaïr pour se défaire d’un ennemi à distance. Tous étaient vides. Dans son dos, une petite arbalète se balançait au rythme de ses pas, avec son carquois, vide lui-aussi, pour seul compagnon. Enfin, son arme la plus secrète et la plus redoutable se trouvait dans sa manche. Cette courte lame, que déclenchait un subtil mécanisme, ne sortait des plis de l’étoffe que pour y rentrer à nouveau rouge du sang de ses ennemis. C’était la lame secrète des assassins. Or, Altaïr en était un.
En le voyant entrer ainsi, son carquois vide, ses couteaux disparus, et le visage fatigué mais satisfait, lorsqu’il eût retiré son capuchon, Malik comprit qu’Altaïr avait mené sa mission à bien. Majd Addin devait être passé de vie à trépas, et il ne souillerait plus Jérusalem de ses actes mauvais, prétendument guidés par la main de Dieu. C’est donc par simple politesse que Malik choisit de demander :
« Comment se porte notre cher régent ? »
« Plutôt mal, je le crains, lui répondit Altaïr de sa claire et puissante voix d’aigle. Les corbeaux du Diable lui dévorent les tripes, et il expie tous les méfaits qu’il a perpétrés sur cette terre. Mais pourquoi cette question, mon ami ? Douterais-tu de mes capacités à accomplir la mission dont m’a chargé notre maître ? »
« Je ne remets pas en cause la pureté de tes intentions, Altaïr, mais ta suffisance, qui met en péril le bon déroulement de ta mission ! Tout le monde parle du meurtre de Majd Addin, en ville ! De nombreux groupes de soldats patrouillent dans les rues et fouillent les maisons des innocents que nous sommes censés protéger, mais que ta vanité et ton orgueil mettent en danger ! Te rends-tu compte que les soldats tuent parfois des habitants par crainte qu’ils ne soient membre de notre ordre ? »
La soudaine agressivité de Malik laissa Altaïr de marbre. Il s’attendait constamment à voir son frère s’emporter, depuis l’échec de leur mission commune au temple de Salomon, dont Malik le tenait pour responsable.
« Je suis venu t’apporter le sang d’un de nos ennemis, et tu devrais t’en réjouir plutôt que de déverser le flot de haine qui coule en tes veines ! Majd Addin est mort, comme le souhaitait Al Mualim. C’est tout ce que je suis venu te dire. »
Il s’avança vers le bureau où siégeait son opposant, et y déposa une plume d’aigle imbibée de sang. Contenant à peine sa colère, Malik y prêta à peine attention et fixa Altaïr avec une intensité renouvelée. Lorsqu’il reprit la parole, sa voix était plus chargée d’amertume que jamais :
« Aurais tu oublié les trois préceptes qui définissent notre credo ? Ou bien te juges-tu si important et essentiel dans notre confrérie que tu penses pouvoir passer outre ce qui définit la confrérie elle-même sans encourir un châtiment ? »
« Je suis un maître assassin, se défendit-il calmement, et je n’ai pas à me … »
« Non, justement ! Al Mualim t’a déchu ! » le coupa si sèchement Malik qu’il semblait perdre le contrôle de lui-même.
« Cette conversation est arrivée à son terme, conclut Altaïr, toujours aussi calme. Je dois faire un rapport à Al Mualim. Et obtenir la réponse à quelques questions … poursuivit-il pour lui-même. »
« C’est ça, vas-y ! Et si la mort t’emporte en chemin, ne t’attends pas à ce que je te pleure, Altaïr ! »
L’assassin avait déjà tourné le dos, indifférent au regard plein de haine que dardait sur lui son confrère, et n’avait pu entendre ces dernières paroles. Il n’avait que faire des remontrances de Malik. Il lui fallait atteindre Maysaf avant la nouvelle lune.

Kingsalt20
31/12/2010, 10h29
J'aime beaucoup http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/clindoeil.png

La narration y est fluide, les dialogues courts et vivants.

Shadowinds995
31/12/2010, 11h52
Pareille http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/clindoeil.png

monereau
31/12/2010, 14h57
C'est super! je veux la suite! je veux la suite!

Josipidromeno
02/01/2011, 04h10
Merci http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/clindoeil.png
Mais une suite sur quoi ?
Il n'y a rien d'intéressant à raconter une histoire que vous connaissez tous déja ! http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/yes.png

Luciole17
02/01/2011, 08h39
Une suite sur Ezio par exemple?

AlexXIIIheros
02/01/2011, 13h30
j'ai remarquer juste un petit détail qui devrait sauter au yeux des anciens du fofo mais Altaïr n'a pas de fourreau, il utilise une bague pour son épée (je sais je chipote mais bon).
mais sinon j'aime bien le style, les dialogues et surtout le passage avec les corbeaux "sourire sadique"
(par contre la voix d'aigle si quelqu'un peut me montrer à quoi ça ressemble par ce que là je vois pas http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/sweatingbullets.gif)

Josipidromeno
02/01/2011, 13h34
Alex désolé pour la blasphématoire description du fourreau http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/panneau004.png
, mais je m'étais basé sur mes simples souvenirs pour faire la description d'Altaïr. Et pour la voix d'aigle, impossible de t'en donner un échantillon à distance^^

Luciole, une suite sur Ezio me tente moins puisque je trouve Altaïr plus attirant.

Luciole17
03/01/2011, 04h40
Et une alternative à la rencontre avec Maria à la fin de AC1? Je sais pas moi je fais que proposer, c'est toi le maître Al Mualim http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/panneau004.png

Josipidromeno
03/01/2011, 12h36
En fait j'écris sur autre chose qu'AC en ce moment, et ça promet d'être long, donc aucune suite n'est prévue et aucune ne viendra http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/clindoeil.png

Josipidromeno
07/01/2011, 10h32
D'autres avis ?

MalfattoAC
07/01/2011, 14h14
Astucieux! Faire remonter sa fiction : je vais faire la meme^^.

Josipidromeno
10/01/2011, 11h08
T'as tout compris http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/clindoeil.png