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Guilhem1
15/10/2011, 15h10
Bonjour tout le monde !
Voila ma (modeste) contribution au grand livre des fic' sur l'Univers d'Assassin's Creed. J'ai utilisé la même configuration qu'une nouvelle, et les plus attentifs d'entre vous se rappellerons de certains détails avant la chute ;-). Le style va être assez particulier, pour laisser le lecteur dans le brouillard. Bonne lecture ! http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/yes.png


Pris entre deux feux :





Pourquoi ? Pourquoi n'ai-je pas simplement vécu normalement, pris une femme, fondé une famille ? J'ai préféré creuser ma propre tombe. Alors que je voulais tout le contraire, ma vie n'aura été qu'inutile. D'ailleurs, il est bien possible que je n'atteigne jamais mon 26ème anniversaire. Deux mois sont passés. Pas assez pour me sentir en sécurité. Ils sont à ma recherche, et vu les moyens dont ils disposent, je ne ferai pas long feu... Les premiers m'ont déjà trouvés si facilement, et les autres à leur suite aussi ! Quand j'y repense – et je ne peux le blâmer pour cela, car il n'aurait jamais pu penser que cela finirait ainsi - tout a commencé à cause d'Alex.

Chapitre n°1 : Une Passion Dévorante

30 Octobre 2005 :

-Tu te rends bien compte de ce que tu proposes, Alex ? Si on se rate, on sera renvoyés... Quand même ! Après tout ce temps, après tout notre travail pour obtenir les meilleures notes possibles, après avoir décroché chacun une place à Oxford, tu voudrais t'introduire dans le bureau du Directeur ? Et d'ailleurs, comment comptes-tu faire pour passer les mesures de sécurités ?
-Ne me dis pas que tu as peur quand même ? Je te rappelle qu'on a fait pire, bien pire, qu'entrer dans un bureau sans en avoir l'autorisation... Et concernant ces mesures, suis-moi.
Avec un sourire mystérieux, il se dirigea vers les bâtiments anciens. Au début, je crus qu'il allait dans notre chambre, mais il montra du doigt une ancienne rangée de cagibis qui s'étaient écroulés suite à une tempête : certains arbres étaient tombés dessus. Comme ceux-ci devaient être détruits, la direction avait décidé de les laisser : ils étaient derrière les bâtiments, hors de vue.
-Euh, tu es sûr qu'on a le droit de venir ici ?
-T'inquiète. Tu te rappelles que mes parents m'ont amenés ici deux semaines avant que tu n'arrives toi-même ? Eh bien, je n'ai pas chômé en attendant : tadaam !
On était entrés dans un des cagibis encore intact, parce qu'un chêne qui avait résisté au vent faisait office de barrage à l'arbre écroulé sur les cagibis de droite. En fait, bien que ça paraisse assez petit de l'extérieur, il y avait dedans toute la place nécessaire. Quelques toiles d'araignées se trouvaient dans les coins, mais ce n'était pas ça que je regardais, ébahi : sur le bureau du fond trônait... un ordinateur ! Pas un de ces ordinateurs portables avec presque rien de puissance et de mémoire, un ordinateur fixe dernier cri. La plaque était enlevée, et on voyait dépasser une carte graphique énorme, une carte mère de toute évidence bien puissante... Il y avait même une Live box sur le côté pour accéder à internet !
-Mais... C'est...
-Mon coin à moi. Un îlot de lumière dans ce monde entouré de ténèbres.
-Waouh... Et... tu l'as eu comment ? Tu ne roules pas sur l'or, pourtant.
-Tu te souviens du stage qu'on a fait il y a trois ans ?
-Oui, tu étais allé...D'accord, je vois. Tu étais allé dans un magasin d'informatique.
-Et j'ai gardé le contact pour m'occuper pendant les vacances. Le proprio – un mec très cool, d'ailleurs – m'a fait un prix d'ami qui m'a permis d'avoir ce petit bijou.
-Eh beh... Mais je ne t'ai jamais vu disparaitre, ni rien. Et puis, personne n'a capté l'onde wifi de ta Live box.
-Déjà, je n'y vais pas souvent, malheureusement. Et avec les nouvelles contraintes d'isolement, peu d'ondes de box traverseraient les murs si leur source provenait d'ici. Et puis, Orange n'est pas connu pour la qualité de ses ondes, dit-il en riant.
-Et pour ces mesures, donc ?
-Je n'ai pas fait que du rangement dans ce magasin. Le proprio recevait les ordis de gens qui voulaient nettoyer leurs ordis des virus. J'en ai ainsi appris beaucoup sur la programmation...et sur le hackage.



Bon sang ! Alex, qu'est-ce qui t'as pris de me montrer ça, et pourquoi ai-je voulu en apprendre un peu plus là-dessus ! Une simple envie est devenue une passion dévorante. En plus, jamais on ne m'a parlé d'une possibilité de connaître l'emplacement d'un hackeur qui cache son ID sous d'autres. Ils ont pourtant découvert ma position très vite – et ont envoyés une de leurs équipes défoncer ma porte. Et dire qu'une simple ID trouvée par James a failli me couter la vie...


Chapitre n°2 : La Découverte

19 Mai 2012 :

-Allô ?
-Salut, c'est James. Dis-moi, tu pourrais venir à la maison pour voir un truc ?
-Ça dépend. C'est important ou pas ?
-Je pense, oui. Même très important.
-D'accodac, mon vieux. Disons, après-demain, en fin de matinée ?
-Aujourd'hui, ce n'est pas possible ? Je te le dit, ça va vraiment te plaire.
-Pas de prob', mon vieux.

Je sonnais à la porte. Il m'ouvrit directement. Toujours le même bazar, des cartons de composants d'ordinateurs sur le côté du couloir, des boites de pizzas surgelées déjà ouvertes sur la table...
-Tu n'as toujours pas rangé, ici ? Je te l'ai déjà dit, c'est ce genre de comportement qui font passer les geeks pour des attardés...
-J'ai plus important à faire que ça – et toi aussi, dans quelques minutes.
-Alors c'est quoi cette fois, tu as découvert un complot planétaire visant à détruire l'Humanité ?
-Pas exactement, mais presque, répondit-il avec un petit sourire.
Je le suivit, de plus en plus intrigué par cette "très importante" découverte. A l'étage, l'état du bureau était encore pire qu'en bas. Partout où on posait le regard, des machines clignotaient en lançant un petit "bip" au passage, des ordinateurs effectuaient des algorithmes mis au point par mon ami...
-Tu te souviens du jour ou on avait réussi à changer une ou deux lignes de codes du programme de la Défense, pour les mesures de sécurité en cas d'utilisation illicite de leurs plateformes de lancement de leurs satellites cachés ?
-Bien sur, mais avec moins de précision que toi j'imagine. Même si cela n'avait rien changé au programme, finalement.
-C'est un peu normal, avec ma mémoire photographique... Eh bien justement, j'y suis revenu hier grâce aux mêmes failles, et quelqu'un modifiait ce qu'on avait codé.
-Tu es sûr ?
- Sûr de chez sûr : je me rappelle parfaitement de l'ancien programme.
-Et alors ? On se doutait depuis le début que ça ne tiendrait pas longtemps... Un de leurs programmateurs a réécrit l'ancien code.
-Justement non : le nouveau est maintenant presque opposé au premier, entrainant des dispositifs de sécurité bien moindres qu'auparavant.
Je commençais à comprendre. Qui aurait réduit ces mesures alors qu'elles étaient si importantes à l'État ?
-Tu crois qu'il va se produire une attaque terroriste sur une de ces plateformes ?
-C'est le seul scénario envisageable. Mais attends, je n'en suis pas resté là : comme le gars était en train de modifier le programme, il devait être connecté au serveur. Il n'avait même pas brouillé son ID, l'imbécile ! J'ai tenté de retrouver la source, mais rien à faire, pas de système de localisation près de chez lui.
-Et donc, tu veux que je le traque chaque fois qu'il se connectera jusqu'à ce qu'il fasse une erreur, c'est bien ça ?
-Exactement. C'est plus dans tes cordes que dans les miennes. Ça te dit ?
-Alors là, si tu crois que je vais refuser une occasion pareille de suivre une attaque terroriste en direct depuis mon ordi, tu te fourres le doigt dans l'œil jusqu'au coude !
-Franchement, merci pour tout. T'es vraiment un ami. D'ailleurs, on n'en a jamais parlé, mais pourquoi l'Italie ? Tu sortais de Oxford, quand même ! C'est pas le pays que j'aurais choisit, moi...
-Après la mort de mes parents, Alex a commencé à faire de plus en plus de bêtises, de plus en plus grosses d'ailleurs. Je le lui ai dit, je ne voulais pas me retrouver en prison. Je ne sais pas pourquoi il faisait tout ça, mais il allait m'entrainer dans sa chute, et je me le refusais. Quand je lui ai annoncé mon départ, il m'a donné l'impression de vouloir dire quelque chose, puis il s'est ravisé. Comme je t'avais rencontré sur le net, je suis venu te rejoindre. Et puis, Rome, ce n'est pas la mort !



Pauvre James. Sa disparition quelques jours après la grande découverte aurait dû m'alerter, mais j'ai continué. Je ne me suis pas posé de questions... et il doit être entre leurs mains, maintenant. Quand est-ce qu'il me retrouveront ? Dans un mois ? Une semaine ? Demain ? Aucune idée, si ce n'est que je vais être retrouvé. Ces personnes ne sont pas du genre à abandonner, et il suffirait qu'ils posent les bonnes questions aux bonnes personnes pour que je sois éliminé, comme j'ai failli l'être il y a deux mois.


Chapitre n°3 : Chasse à l'Homme


4 Juin 2012 :

Il est là ! Enfin, je le tiens. Il doit être dans une voiture en ce moment, parce qu'il est en mouvement. Une voiture avec GPS intégré, que je capte par le même satellite que celui qu'il utilise pour se connecter au réseau. Et il est à Rome !
Parfait, sa liaison est coupée. Il vient donc de s'arrêter, surement à la planque de ses amis terroristes d'où il s'est connecté ces dernières semaines. Une simple recherche sur internet m'apprend que c'est un entrepôt désaffecté. Bon endroit pour se cacher, peu de monde autour, personne pour poser de questions... Ils doivent se croire très forts.
Maintenant, je devrais peut-être me reconnecter au programme de sécurité des plateformes. En voyant les changement qu'il a fait, je devrais pouvoir en déduire leur plan. Et si j'arrive à infecter son ordinateur avec un Cheval de Troie, j'aurai accès à sa messagerie, et pourrai connaître la date de leur attaque.

Superbe, la faille a été comblée... Plus d'une heure que j'en cherche une autre ! Franchement, James aurait pu être là pour m'aider, où au moins me prévenir qu'il partait... Je n'ai plus aucun message de lui depuis des semaines...
Bon sang, mais mon bureau va finir par ressembler au sien. Lumière artificielle perpétuelle, pas de rangement... Il faudrait au moins ouvrir les volets, que je ne devienne pas albinos, quoi.
Hein ? Mais, c'est qui ça ? Jamais vu dans le quartier... En plus, arriver dans une voiture noire en plein été... Oh putain ! Des flingues, ils ont des flingues ! Les terroristes, ça doit être eux ! Ils ont du me localiser, et ils encerclent le bâtiment maintenant... Deux commencent à passer la porte, la tête cachée pour qu'on ne puisse pas les reconnaître.
Un crissement de pneus retient mon attention : une autre voiture arrive, noire aussi. D'autres hommes en sortent. Un coup de feu ! Ils ont tirés ! Un des hommes autour de l'appartement est mort, mon Dieu ! Il a pris une balle dans la tête ! Ceux qui encerclaient ma maison répliquent. Deux groupes s'affrontent, devant moi...
Je vois un de ceux qui sont rentrés à l'intérieur ressortir. Eh merde, je les avais oubliés ceux là... Ça veut dire qu'il y en a un qui va venir ici.
La fenêtre ! Il y a une sorte de marche de 20 cm en pierre qui sort au dessus de la rue, juste à mon étage. En me collant au mur, je devrais pour tenir, et réussir à m'enfuir. Il faudrait vraiment être fou pour passer par là. Une voix derrière la porte ! La concierge, elle parle à l'homme qui veut me tuer ! J'entends un choc, le gars a dû l'assommer avec son flingue. Il défonce ma porte d'un coup d'épaule, mais quand lorsqu'il croise mon regard, a une sorte d'hésitation.
Plus le temps d'hésiter. J'enjambe la fenêtre. La sorte de marche a l'air de supporter mon poids. Je m'accroche à ma fenêtre, puis à celle de mon voisin. Le bâtiment à côté est à un mètre et demi. Un saut facile...si je ne me retrouvais pas à 5 mètres au-dessus du sol. Tant pis.
Alea jacta est, c'est bien comme ça qu'on dit ? Eh bien le sort n'est pas vraiment de mon côté aujourd'hui : je passe bien de l'autre côté du toit, mais un cri de mon poursuivant me fait perdre ma concentration, et mon pied se cogne au muret sensé empêcher les gens de tomber. A cause de ça, je passe au dessus et atterrit...directement dans une poubelle ! Finalement, ça n'arrive pas que dans les films, cette chance du diable.
Des sirènes de polices. Heureusement que je n'habite pas loin du poste ! Un voisin a dû appeler. En tout cas, la fusillade est terminée. J'entends un bruit de voiture qui démarre sur les chapeaux de roue, ça doit être celles de mes sauveurs – Ou de mes poursuivants, impossible à dire. Je note la plaque, à tout hasard. Qui sais, je pourrais peut-être savoir pourquoi ils sont prêt à tuer, et qui étaient vraiment mes poursuivants.
J'ai failli mourir ! L'absurdité de la situation me tomba dessus. J'ai failli mourir... Il va falloir que je disparaisse. Quelque chose d'important se prépare. Mais quel est mon rôle dans tout ça ?



Et maintenant ? Rien ne sert d'attendre la mort, autant tenter quelque chose. Ils ont surement James à l'heure qu'il est. Dans ce cas, ils n'ont pas dû le croire s'il a raconté que je ne faisais que regarder de loin. Il faut que je le retrouve. Une seule piste : la plaque d'immatriculation. Avec un peu de chance, elle n'est pas fausse - et je pourrais trouver qui a fait ceci, et pourquoi.

Chapitre n°4 : Infiltration

21 Août 2011 :

Une seule façon de découvrir à qui appartient la voiture que j'ai vu il y a deux mois : le poste de police. Par chance, j'ai pu retourner chez mon fournisseur informatique, et obtenir un ordinateur portable à moindre prix avec ma carte bleue. Ce n'est pas la meilleure machine que j'ai essayé, loin de là, mais ça suffira.
Pas vraiment de problèmes pour entrer sur le site de la police, mais il m'a fallu du temps pour trouver une adresse de messagerie à infecter. Le policier n'était pas très futé pour ouvrir une pièce jointe d'un message de pub, mais son anti-spam n'était pas en cause : la société qui lui avait envoyé le message était complètement inventée, pour qu'il ne puisse reconnaître le message comme un spam. A partir de là, mon Cheval de Troie a recopié tout ce qu'écrivait le policier, dont son code pour entrer dans le serveur. Maintenant, la partie la plus difficile : entrer dans le poste pour accéder au serveur.

Peu de fenêtres, toutes en hauteur d'ailleurs. Je ne sais pas forcer les serrures – surtout celle de la porte d'entrée. Tenter d'entrer par cette porte pendant la journée est aussi une perte de temps : je serais accompagné – et donc surveillé - tout le temps.
Derrière le bâtiment, d'anciens escaliers de secours en fer, avec l'échelle relevée. Peut-être qu'il y a une entrée sur le toit ?
Les caméras de sécurités doivent restées allumées la nuit, il va falloir que j'accède très vite à l'ordinateur les commandant.
Il me faut aussi me souvenir des anciens conseils de James : rester en mouvement, prévoir une altercation – et donc des possibilités de fuite, avoir le matériel nécessaire...

22 Août 2011 :

Minuit. L'heure de vérité. Je me met en mouvement. Un simple tabouré entre les mains, je passe derrière le poste. Je pose le tabouré, prend appuis dessus, et me projète vers le haut. Mes mains accrochent l'escalier en fer. Sous moi, le tabouré tombe, mais qu'importe. Je me hisse et commence à monter.
Il y a bien une entrée, une porte de service qu'ils ne ferment pas. Cette stupidité me saute aux yeux jusqu'à se que je remarque les restes de cigarettes parterre : certains policiers montent ici pour fumer et n'ont pas envie de se retrouver enfermés sur le toit. Je passe la porte en vérifiant s'il n'y a pas de caméras derrière.
Dès le deuxième tournant, une caméra à gauche. Le mouvement de rotation est lent, elle passe de gauche à droite en 10 secondes. Pas difficile de passer au bon moment. Coup de chance : la porte de la salle d'où un vigile doit être en train de surveiller les moniteurs est juste à côté. Ayant prévu le coup, je reviens à la porte du toit en évitant l'œil artificiel de la caméra, et la ferme brutalement. Caché dans un autre couloir, je le regarde passer et me dépêche de rentrer dans la salle de vidéo-surveillance, où j'envoie dans les câbles une boucle. Les caméras verront toujours la même image se répéter à l'infini, et les flics prendront ceci pour un simple bug quand ils s'en rendront compte.
Sorti de la salle, je me dépêche de passer au coin du couloir. Le vigile n'ayant rien vu sur le toit, il va revenir très vite. Les serveurs doivent se trouver dans le sous-sol, mais chaque ordinateur du poste peut y accéder. J'entre dans un bureau le plus silencieusement possible, car une lumière filtre par la porte du bureau d'en face. L'ordinateur allumé, je recherche l'appartenance de la plaque vue sur la voiture noire qui s'enfuyait.
Quoi ? Un simple gars d'entreprise pharmaceutique ? La voiture n'a non plus été volée, à en croire le serveur. Étant donné que je n'ai pas d'autres indices pour retrouver James, je note le nom de cette entreprise. De nouvelles recherches en perspectives.
J'éteins l'ordi et je sort du bureau. Au moment de partir, je vois la porte du bureau d'en face commencer à s'ouvrir ! Je me met à courir, sans prêter attention aux cris du policier qui m'a vu. Je tourne au couloir de la salle de vidéo-surveillance, mais le vigile – alerté par les cris – m'attendait. Je feint d'essayer de passer en force à gauche, mais le dépasse par la droite ! Je me retrouve au dehors.
Dès que j'ai commencé à descendre les escaliers, j'ai compris que je ne pourrais pas rentrer par le même chemin qu'à l'aller : un des policiers présent dans le bâtiment avait actionné l'alarme, et d'autres commençaient à sortir par la porte principale, bloquant les passages derrière le poste. Ils ne viendraient pas directement là ou j'étais, mais mon arrestation ne faisait plus de doute. Arrivé en bas, je tenta de réfléchir. Au bout de quelques secondes, je remarquais la sortie qu'il me fallait : une plaque d'égout dépassait du centre de la ruelle. James m'avait parlé de ce réseau d'égouts qui traversaient la ville – certains auraient même été construits avant la Renaissance !
Beurk ! L'odeur dépassait tout ce que j'avais pu imaginer. Mais avec l'adrénaline qui coulait dans mon corps, ce n'était pas ça qui allait m'arrêter. Une eau verdâtre coulait au centre du tunnel, tandis que j'étais sur le côté gauche, en hauteur. Après quelques minutes, je vis des traces de vie : de vieux journaux, des bidons de fer noircis par des flammes, des restes de nourritures tellement pourrie que cela donnait presque plus envie de vomir que l'odeur. Des SDF devaient passer la nuit ici, protégés des vents, de la pluie, du froid...
Enfin à l'air libre ! Et sauvé, en plus ! N'étant pas très loin de ma planque, je me mis en marche directement. La soirée avait été fructueuse, mais un autre genre de travail m'attendais maintenant. De toute évidence, je ne suis plus recherché par ces gens. En y repensant, le matériel qu'il y avait dans mon appartement laisse penser que James a dit vrai lorsqu'il nous disait simple petits hackeurs. Ça me permettra peut-être de reprendre un boulot, peut-être professeur ?

Chapitre n°5 : Abstergo Industrie


24 Août 2011 :

Au premier abord, Abstergo est bien une entreprise pharmaceutique. Elle sort régulièrement des médicaments – principalement des antidépresseurs. Par contre, dès qu'on va plus loin dans la recherche, on se rend compte qu'elle n'est pas côtée en Bourse (donc invisible), et pourtant possède des contacts avec plusieurs dirigeants du Monde entier. Elle fait tout pour être discrète tout en ayant un contrôle sur le Monde assez important. D'ailleurs, beaucoup des scientifiques les plus réputés sont à leur service, donc ils devraient faire des découvertes bien plus grandes...
En parlant de scientifiques réputés, un groupe de spécialistes sur les "fluorures" serait parti en Afrique. Pourquoi ? Je veux bien que des associations humanitaires partent là-bas, mais pas une entreprise transnationale qui a pour but de faire le plus de bénéfices possibles...


5 Septembre 2011 :

Bon sang ! Deux semaines après leur arrivée, une ville entière succombe à des injections de fluorure ! Ces hommes sont des meurtriers ! Cette fois c'est sûr : ce sont bien ceux qui m'ont attaqués. Mais quel rapport ont-ils avec des plateformes de lancement de satellite ? Officiellement, c'est l'eau qui est mise en cause. Mais les officiels n'ont pas pris en compte qu'Abstergo avait fait une campagne pour une sorte de "vaccin miracle" gratuit dans cette ville deux jours auparavant.
Je ne peux plus garder ça pour moi, il faut que ces actions, ces meurtres cessent. S'ils ont fait ça une fois, ils peuvent le refaire. Et j'ai toutes les informations récoltées sur eux dans mon ordinateur.
Pour les arrêter, quoi de mieux que de dévoiler la vérité au public ? WikiLeaks est pour ça le site parfait : il est considéré comme fiable, et a déjà laissé filtrer des informations classées "top-secret". Mais cette fois, autant garder l'anonymat. Une ID brouillée, un pseudo qui ne laisse rien entrevoir de qui je suis... Pourquoi pas Guy Fawkes ? L'autre professeur d'histoire en a parlé dans la salle des profs, avant-hier. Un gars qui avait pour but de faire exploser le Parlement anglais corrompu, en 1605. Et c'est bien l'explosion d'Abstergo que je veux : ce qu'ils ont fait est abominable.

10 Septembre 2011 :

Comment ont-ils réussit à me retrouver ? Je croyais que je n'aurais aucuns problèmes mais les informations que j'avais donné sur le site ont disparues, et maintenant me voila coincé dans leur coffre de voiture ! Ils m'ont enlevés dans la rue au matin, devant des témoins ! Ou m'emmènent ils ?
Enfin sorti de leur coffre ! Je n'arrivais plus à respirer avec l'air qui se raréfiait de plus en plus...
-Où suis-je ? Pourquoi m'avez-vous enlevé... Aïe !
L'un deux - le chef apparemment - venait de me donner un coup dans le ventre ! Ces gens étaient de vrais psychopathes.
-Pas un mot ou tu es mort, dit-il d'un ton froid.

10 Septembre 2011 :

Un d'eux m'a interrogé pendant plus de trois heures. Tout le monde a l'air de lui obéir, ici. Je suis resté dans mon rôle d'innocent citoyen qui n'arrive pas à croire ce qui se passe ici, mais ça n'a pas eu l'air de le convaincre. Et maintenant, ils m'emmènent dans un van pour me transférer à ce qu'il a dit s'appeler un "centre de soins psychologique". Une prison, quoi. Étant une entreprise de médecine, ils ont choisis d'en faire officiellement des asiles. Les deux gardes sont assis à l'avant, moi coincé à l'arrière, menotté aux mains et aux pieds. Une plaque de fer nous sépare, avec une petite vitre en plexiglas pour qu'ils puissent vérifier si je ne bouge pas.
On s'arrête à une station d'essence. Ils vont surement faire le plein. Pourtant, nous ne sommes pas parti depuis longtemps ? Un des gardes sort.
La porte ! Elle s'ouvre ! Mais qu'est-ce qui se passe ? Deux hommes rentrent dans le van. A leur façon de bouger - lentement, silencieusement - je comprend qu'il faudrait mieux que je ne fasse pas de bruit non plus. Un d'eux s'accroupit devant moi. Il tient une sorte de gros sécateur et fais sauter mes menottes. Anxieusement, je regarde si le garde à l'avant a entendu quelque chose, mais non.
Je suis libre ! Et l'autre garde est remonté sans rien voir ! Mes sauveurs ferment la porte et se dirigent vers une autre voiture à l'écart, pendant que le van redémarre.
Encore sous le choc, je prend place à l'arrière de la voiture.
-Merci de m'avoir libérer. Mais qui êtes-vous, et pourquoi l'avoir fait ?
C'est alors que je croisa le regard de celui qui ne conduisait pas. Un regard que je reconnu tout de suite. Un regard que je n'aurais jamais du oublier.
L'homme qui a assommé la concierge de mon appartement, l'homme qui a défoncé ma porte, l'homme qui a tenté de me tuer il y a deux mois.
-Alex.


Ainsi, Alex faisait parti des Assassins. Ses "bêtises" du passé étaient en fait des missions que son maitre lui avait donné – pour l'instruire ou dans l'intérêt de la Fraternité. Il avait failli tout me raconter, lorsque je lui ai annoncé que j'allais partir. J'avais réussi à tracer un Assassin, et ils m'avaient envoyés une équipe pour me tuer, me croyant Templier. Mais ils n'avaient pas prévus que les véritables Templiers les suivaient. Alex était entré dans ma chambre, et m'avait reconnu. C'était l'appel de mon nom qui m'avais fait tomber, et il avait dû s'enfuir avant que la police n'arrive. Quelques secondes avaient retardé notre rencontre de trois mois, avant que le destin ne finisse par nous réunir.




-Tu as terminé ?
-Des mémoires ne seront jamais finies, mais on peut dire que oui, j'ai terminé. En tout cas, cette partie de ma vie est terminée.
-Très bien. Je venais juste pour te dire que William avait demandé à te voir. On ne se verra peut-être plus très souvent, mais je suis vraiment heureux que tu sois avec nous. Ah, et un de tes amis est venu te voir.
-Mon Dieu, James !
-Alors, la vie est belle, Shaun ?



Voualivoualou. En espérant avoir fait durer le suspens un bon moment, je vous souhaite de lire des contributions bien meilleures que celle-ci à l'Univers d'Assassin's Creed ! http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/panneau011.png

Elyya
15/10/2011, 15h21
c'est la mode les fic http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/happy.gif

bee61
16/10/2011, 02h48
oui on dirait que pas mal de gens vont se mettre à écrire cet hiver http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/rire.png

celle-ci est pas mal du tout, surtout s'il s'agit d'une nouvelle complète, c'est la 1ère qui ne serait pas à épisodes ..
on retrouve bien l'ambiance de la série, et j'aime bien la chute : "Shaun" .. c'est bien le même ?

Guilhem1
16/10/2011, 02h55
Oui et non. Le début est complètement inventé, mais j'ai rajouté assez de détails pris dans des messages d'employés d'Abstergo (comme l'affaire des fluorures, ou la fausse panne d'essence du van qui aura permit à Shaun de s'échapper des griffes des Templiers). D'ailleurs, la nouvelle n'avait pas une mais deux chutes : le fait que Shaun avait été attaqué par les Assassins et non les Templiers, et qui était ce personnage principal dont le nom n'apparait qu'à la fin. Après, c'est une fiction, les scénaristes n'ont sûrement jamais pensés à une histoire telle que celle-ci...

DevilAngelG2
16/10/2011, 04h34
J'adore cette nouvelle mode des Fic http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/happy.gif

Franchement, c'est vraiment très bien, j'adore les différentes références qu'on retrouve dans le texte.
C'est clair qu'on ne s'attend pas à ce que ce soit les assassins qui attaquent en premier et surtout d'entendre Shaun à la fin c'est excellent.

Tu écris très bien, tout est parfaitement détaillé, ça se laisse lire facilement. Chapeau!

Guilhem1
17/10/2011, 14h03
Remonte, remonte, petit sujet; ne va pas t'échouer dans le néant des autres pages au lendemain de ta naissance... Tu n'as pas encore eu les avis de véritables connaisseurs qui vont pouvoir pointer du doigt toutes les fautes et incohérences du récit... (sois dit sans offense pour les quelques réactionnaires de ce sujet http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/sweatingbullets.gif)
Je profite de ce up pour donner la page (http://forums-fr.ubi.com/eve/forums/a/tpc/f/2731068784/m/9351083709/p/2) qui m'a donnée pratiquement tous les renseignements nécessaires, une page de ce forum, bien entendu.
Mais si vous ne voulez pas lire les dizaines de messages traduits, voila la liste des détails tirés de ces messages (dans l'ordre d'apparition) :
-le fait que Shaun Hastings était professeur d'Histoire,
-l'affaire des fluorures,
-le pseudo de Guy Fawkes,
-"Un d'eux" (Vidic) qui a interrogé Shaun pendant trois heures,
-l'arrêt du van pour une panne d'essence alors que le réservoir était pratiquement plein.
Voualivoualou, merci à tous pour vos réactions !

bee61
18/10/2011, 02h57
merci beaucoup de la part des trois grosses imbéciles pas connaisseuses du tout (c'est à peine si on arrive à déchiffrer un mot en le découpant en syllabe puis en lettres).... http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/doubt.gif

les autres sont mieux lotis : ils sont juste trop feignants pour lire la page ... re-http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/doubt.gif

trop facile de prier les gens de ne pas s'offenser juste après avoir écrit en quelle estime tu tiens tes lecteurs

puisque tu veux qu'on te pointe du doigt les fautes, commençons par la définition du mot "réactionnaire" (version Larousse en 5 volumes) :
adj. et nom (de réaction) Qui se montre partisan d'un conservatisme étroit ou d'un retour vers un état social ou politique antérieur : un gouvernement réactionnaire
adj. : qui manifeste des idées de la réaction politique et sociale (abrév. fam . réac)

il y a quelques fautes d'orthographe, et un truc qui ne colle pas, mais comme je ne suis pas une véritable connaisseuse n'est-ce pas ...

bref, je ne lirai pas la suite, destinée à un public choisi seul capable de l'apprécier à sa juste valeur ...
élitiste ? vous avez dit élitiste ? ...

Katchahoy
18/10/2011, 09h33
Salut, en effet tu as cherché à raccorder ton récit aux événements du jeu, cela se fond plutôt bien dans la narration.
Effectivement, tu as fait un certain nombre de fautes. A vue de nez, une vingtaine environ, ce qui est correct et rend la lecture plus agréable que pour d'autres (mais elles piquent autant les yeux quand on les voit).
Et bien que tu aies fait des efforts pour rendre la présentation et la lecture confortables, je n'ai pas vraiment éprouvé de plaisir à te lire car de manière générale, tu ne fais qu'enchaîner des actions, beaucoup trop vite, sans laisser à ton lecteur le temps de respirer ni d'apprécier ton style (plus précisément, sans prendre le temps de développer un style).
Bref pour résumer, je dirais que tu as effectué la moitié seulement du travail d'écriture, et que tu aurais tout intérêt à prendre le temps de retravailler ton récit en profondeur.

Désolé pour la sévérité de la critique, mais d'une, je suis toujours franc dans mes propos, et de deux, je soutiens totalement bee par rapport à la remarque fort désobligeante de ton dernier post.

Bonne continuation.

Guilhem1
18/10/2011, 12h28
Pour commencer, je m'excuse de la façon dont j'ai insulté les trois personnes qui ont répondu à ma fic'. Cet effet n'était en aucun cas voulu, j'ai simplement tenté de dire avec humour que je n'avais eu aucunes remarques négatives, et ai parlé de "véritables connaisseurs" seulement pour provoquer un cliché : des gens qui auraient lus tellement de véritables fictions et auraient trouvés le sujet sans consistance. J'ai tenté d'atténuer mes propos dans la parenthèse mais cela n'a pas eu l'effet escompté, je m'en excuse encore. (peut-être aurais-je dû utiliser un autre smiley, ou bien préciser que ma remarque n'était à prendre qu'au second degrés, comme je le fait en ce moment). Je suis le forum sans vraiment participer depuis plus d'un mois, et j'ai eu le temps de "connaitre" (si on peut vraiment parler de "connaitre" quelqu'un par un forum) les différentes personnes qui ont répondu sur ce sujet - je n'ai en aucun cas voulu les déprécier.
Ensuite, si ce point est clair, j'aimerais réagir à la réponse de Katchahoy :
Le problème d'enchainement trop rapide des actions vient surtout du fait que j'avais décidé de faire un récit entièrement au point de vue interne. On évolue donc dans l'histoire par les dialogues au début, puis les scènes d'actions commentées par les pensées du personnage. Les descriptions qui permettent un ralentissement du déroulement de l'histoire sont ici peu présente; soit par le fait que je ne connais pas véritablement l'endroit (Oxford, les rues ou immeubles italiens...), soit parce que cela n'avait aucune importance sur le texte (ma fic' n'étant qu'une nouvelle, à quoi sert-il de savoir comment se trouve la salle dans laquelle Waren Vidic a interrogé Shaun ? Le but était simplement d'arriver à une fin que le lecteur n'aurais pas cru possible). Après, certains aiment les longues descriptions, mais personnellement cela fini par m'ennuyer (et j'ai écris en conséquence, sans même penser que cela pourrait devenir un reproche...). D'un autre côté, j'ai également passé des espaces entre les actions du début grâce
aux pensées du personnage.
Enfin, un autre reproche fait par bee61 était que cela ne servait à rien de mettre la liste de ces détails, puisque je donnais la page dans le lien. En fait, comme j'aime bien me casser la tête, j'ai pensé qu'un forumeur ayant aimé la fin de ma fic', aurait été un peu déçu de voir que l'"auteur" le faisait lire 15-20 messages sans importance pour dénicher quelques malheureux détails incorporés au texte - et j'ai voulu éviter que cela se ressente sur l'avis qu'il aurait donné.
Encore une fois, je suis désolé que mon message ai été si mal pris, et répète que cela n'était pas voulu.

DevilAngelG2
18/10/2011, 12h46
Message original par Guilhem1:
Pour commencer, je m'excuse de la façon dont j'ai insulté les trois personnes qui ont répondu à ma fic'. Cet effet n'était en aucun cas voulu, j'ai simplement tenté de dire avec humour que je n'avais eu aucunes remarques négatives, et ai parlé de "véritables connaisseurs" seulement pour provoquer un cliché : des gens qui auraient lus tellement de véritables fictions et auraient trouvés le sujet sans consistance. J'ai tenté d'atténuer mes propos dans la parenthèse mais cela n'a pas eu l'effet escompté, je m'en excuse encore. (peut-être aurais-je dû utiliser un autre smiley, ou bien préciser que ma remarque n'était à prendre qu'au second degrés, comme je le fait en ce moment). Je suis le forum sans vraiment participer depuis plus d'un mois, et j'ai eu le temps de "connaitre" (si on peut vraiment parler de "connaitre" quelqu'un par un forum) les différentes personnes qui ont répondu sur ce sujet - je n'ai en aucun cas voulu les déprécier.

Disons que tes paroles étaient TRÈS TRÈS maladroites et que forcément on ne peut que se sentir viser comme étant de grosses imbéciles (pour être gentille).

Effectivement, on a des remarques positives mais ça ne veut pas dire que ça pourrait nous plaire après. Au début, on est généralement positive puisqu'on découvre un nouvel univers,mais ça ne dure pas forcément, cela dépendra de la suite.

Il faut que tu saches que lorsqu'on lit une Fic, on ne se pose pas forcément toutes les questions techniques sinon ça reviendrait à gâcher la lecture.

Katchahoy
18/10/2011, 13h33
Message original par Guilhem1:
Le problème d'enchainement trop rapide des actions vient surtout du fait que j'avais décidé de faire un récit entièrement au point de vue interne. On évolue donc dans l'histoire par les dialogues au début, puis les scènes d'actions commentées par les pensées du personnage. Les descriptions qui permettent un ralentissement du déroulement de l'histoire sont ici peu présente; soit par le fait que je ne connais pas véritablement l'endroit [...] soit parce que cela n'avait aucune importance sur le texte (ma fic' n'étant qu'une nouvelle, à quoi sert-il de savoir comment se trouve la salle dans laquelle Waren Vidic a interrogé Shaun ? Le but était simplement d'arriver à une fin que le lecteur n'aurais pas cru possible).

Il n'y a pas que les descriptions qui permettent d'alléger le rythme. Tu mentionnes le point de vue interne, les pensées de ton personnage. Soit. Mais tu ne développes que ses pensées superficielles, ce à quoi il pense sur le moment en réaction immédiate à un événement extérieur. En d'autres mots, les pensées ne servent ici qu'à assurer la continuité de l'action, et non à réguler le rythme avec lequel tu nous décris une scène dont l'intensité pourrait être très bien retranscrite dans un film (d'action), mais pas dans un récit. Ceci explique en grande partie que ta nouvelle ne m'ait pas plu : elle est plus proche d'un script de film d'action que d'un exercice d'écriture. Tu ne nous laisses voir que la partie visible, sensible, de l'action. L'intérêt de l'écriture est qu'elle permet d'aller plus loin que l'enchaînement de ces actions : elle est révélatrice de ce qui n'est pas simplement donné à voir. Elle donne une âme à ce qui n'est au fond qu'une liste ordonnée de faits. On croit parfois que la narration à la première personne va suffir à fournir une âme au texte : ta nouvelle en est un parfait contre-exemple.

Pour revenir aux descriptions, je peux parfaitement concevoir que l'exercice te déplaise. Il ne faut surtout pas croire que leur intérêt est inexistant dans une nouvelle comme celle-ci. Elles sont utiles et ont de nombreux effets, notamment pour rythmer un texte et le rendre harmonieux. Je pense que tu devrais t'y essayer, "juste pour voir", et observer le résultat d'ensemble.

Pour finir, merci de ta courtoisie, je suis sûr que nos amies te pardonneront (un jour, qui sait ? http://webtools.fr.ubi.com/forums/smileys/rire.png)