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Le-Solitaire
14/01/2006, 05h26
"Vous n'avez pas pu passer à côté ! La nouvelle pub de Bouygues Telecom passe en boucle sur les différents médias (radios, TV, cinémas, etc...), faisant retentir son inlassable mélodie. Cette campagne pointe, de façon presque obscène, les dérives des téléphones portables.

Des apéricubes qui dérangent.

Le spot commence avec « Germaine », une gentille femme, plein d'un sain bonheur, qui marche dans un parc d'un vert flambant numérique. Problème, on lui prend la main, du moins, on commence par lui « cubifier » la main (puisque c'est par là qu'elle prend l'appareil !). Pas moyen d'être tranquille, même quand on prend un petit bol d'oxygène en plein Paris.

Mais voilà qu'il y a une autre Germaine qui, elle, s'adonne à un plaisir intellectuel encore méconnu : la lecture d'un livre sans image. Alors qu'elle se trouve au 2/3 de son livre (moment clef où le dernier indice intervient, et qu'on a de sérieux doutes sur un des suspects), voilà-ti pas qu'elle se transforme en micro-rubis cube. Et on fini par un homme qui a juste le temps de finir son café avant de se faire aspirer, l'autre prenant allégrement sa place dans la conversation (encore un plaisir méconnu de la vie social). <span class="ev_code_BLACK">Ne plus avoir d'isolement intime, avoir une concentration sans arrêt déstabilisée, une pollution sonore et sociale ; des phénomènes liés à la téléphonie mobile.</span> Une personne « correctement »appareillé ne peut plus prétendre à la tranquillité, elle peut être appelée à tout moment, interrompant toute forme de continuité intellectuelle. C'est la potentialité d'un appel qui détruit cette « configuration spirituelle », cette conscience attentive, autrement dit, il n'est pas nécessaire d'être appelé pour être dérangé, rien que la possession tend à ne plus pouvoir assumer une totale concentration (faites l'expérience suivante : faites semblant d'appeler votre messagerie dans une file d'attente et observez le nombre de personnes qui vont vous imiter). Ensuite, le spot va un peu plus loin : un Coréen, dans une salle d'arcade, se fait griller une partie d'un jeu vidéo qui date des années 80, un basketteur noir (nous sommes toujours dans une bulle publicitaire régie, entre autres, par les quotas stigmatisés) loupe un mémorable panier s'évaporent eux aussi dans la frénésie cubique. Ici, il faut un peu plus de subtilité. Le jeu, le sport, l'image sont disponibles sur les petites fenêtres des téléphones. Comment peut-on critiquer un tel accès pluri-média à l'information ?

La somme de toutes les peurs

En fait la réponse est la réciproque du problème de Germaine. Cette dernière n'est jamais stable, elle peut se faire aspirer à tout moment par quiconque possède son numéro (et de façon hyper-réelle : domine son attention, sa conscience). L'interlocuteur de notre pauvre dame, appelons-le Roger, sait inconsciemment que Germaine est téléphoniquement à sa merci. C'est vrai après tout, pourquoi ne répondrait-elle pas si Roger appelle ? Ça serait d'une insultante impolitesse ! A moins d'excuses valables : le tunnel, métro (le sexe ? Peut-être pas) etc ... Et si germaine, après sa « non réponse », bafouille dans son explication, c'est bien qu'elle a voulu m'être désagréable non ? L'image est grossière mais l'idée est là. La multiplication des possibilités du téléphone entraîne une forme de croissance inconsciente de la part de celui qui appelle. Roger sait intuitivement qu'il peut happer à tout moment les cubes qui lui plaisent, que ce soit du média où une personne réelle, alors il hérite d'une forme de mégalomanie informatique.

Jamais un slogan n'aura jamais été aussi bien porté : un nouveau monde, le vôtre. C'est affreusement vrai ! Roger est dans son monde cadré par les 4 coins de l'écran de son portable. Et si ce monde est le votre, pourquoi vous priveriez-vous d'y faire ce que vous voulez ? Alors que le média est entièrement à votre service, à votre disposition permanente et obligé ; les personnes, elles sont inévitablement le fruit d'une guerre psychologique en arrière plan (prenez les comportements d'un couples qui bats de l'aile dans son utilisation du téléphone portable, c'est une tension nerveuse continue, parce que le portable tue l'isolement intime). Et cela parce qu'il y a une sorte de « fusion conceptuelle » entre l'interlocuteur humain et l'interlocuteur virtuel. Le problème c'est que c'est ni le monde à Roger, ni le monde à quiconque.
C'est le monde de Bouygues (et plus généralement aux deux autres opérateurs). Un monde où tout le monde peut appeler tout le monde, n'importe quand et partout, un monde où les médias populaires (comprendre ici que le « médium » propose des facilités d'accès à des contenus bien précis qui ne s'échappent pas du tout du système global des médias) sont agenouillés à votre seul désir, le monde où chaque client s'auto-proclame simultanément maître et esclave d'autrui. Le tout est délimité dans son fond, dans sa forme et dans son utilité (donc par corollaire, une utilité limitée à son propre fonctionnement, illusoirement profitable à l'utilisateur).

Quand l'homme devient machine

<span class="ev_code_black">Si Roger peut se demander comment il faisait avant pour s'en passer, il devrait plutôt se poser la question du « comment ai je changé pour trouver ça indispensable » (ou du moins, important).</span> Son portable et lui ne font plus qu'un d'une certaine manière.

Parce que le portable donne une image de la réalité déformée, commercialement plaisante, la personne qui utilise le portable adhère progressivement à cette réalité. Cette image difforme du réel <span class="ev_code_black">consiste à croire que vous pouvez intervenir à n'importe quel moment, n'importe quel endroit dans la vie d'une personne, qu'elle doit vous répondre. Que vos relations sociales s'obligent à vous.</span> Plus important encore, elle tend à faire croire à la centralisation du réel. Autrement, croire que l'entière réalité (relation sociale, information médiatique, communication intime) peut se centraliser dans une technologie. Le possesseur de portable s'abandonne dans la réalité de l'information téléphonique, car elle lui laisse entrevoir un instant qu'il pourrait tout atteindre, tout voir, tout posséder (le cube représente cette information immatérielle). On prend une information (média télévisuel, photo prise via le portable, mp3 mis en mémoire, jusqu'à celle de l'aliénation d'une personne réelle.), on se persuade de la posséder et on finit par devenir un vecteur aliéné de sa diffusion. ..] Cela sera beaucoup plus flagrant lorsque les téléphones finiront de fusionner totalement avec l'informatique moderne et multimédia. En adhérant sensiblement au portable, on crée un autre monde, un monde hyper-réel (un réel précédé de sa propre fiction - voir Simulacre et simulation de J. Baudrillard), au concept bancal et erroné, dépourvu de relativisme ou d'autres encombrantes vérités, un monde cubique parfaitement défini par son utilisation, c'est à dire le notre."

Article tiré du Délit Express, N?25.

Le texte est recopié à l'identique, y compris les fautes de conjugaison, grammaire, syntaxe, etc.
J'ai juste passé en noir les parties que je trouve intéressantes.

Le-Solitaire
14/01/2006, 05h26
"Vous n'avez pas pu passer à côté ! La nouvelle pub de Bouygues Telecom passe en boucle sur les différents médias (radios, TV, cinémas, etc...), faisant retentir son inlassable mélodie. Cette campagne pointe, de façon presque obscène, les dérives des téléphones portables.

Des apéricubes qui dérangent.

Le spot commence avec « Germaine », une gentille femme, plein d'un sain bonheur, qui marche dans un parc d'un vert flambant numérique. Problème, on lui prend la main, du moins, on commence par lui « cubifier » la main (puisque c'est par là qu'elle prend l'appareil !). Pas moyen d'être tranquille, même quand on prend un petit bol d'oxygène en plein Paris.

Mais voilà qu'il y a une autre Germaine qui, elle, s'adonne à un plaisir intellectuel encore méconnu : la lecture d'un livre sans image. Alors qu'elle se trouve au 2/3 de son livre (moment clef où le dernier indice intervient, et qu'on a de sérieux doutes sur un des suspects), voilà-ti pas qu'elle se transforme en micro-rubis cube. Et on fini par un homme qui a juste le temps de finir son café avant de se faire aspirer, l'autre prenant allégrement sa place dans la conversation (encore un plaisir méconnu de la vie social). <span class="ev_code_BLACK">Ne plus avoir d'isolement intime, avoir une concentration sans arrêt déstabilisée, une pollution sonore et sociale ; des phénomènes liés à la téléphonie mobile.</span> Une personne « correctement »appareillé ne peut plus prétendre à la tranquillité, elle peut être appelée à tout moment, interrompant toute forme de continuité intellectuelle. C'est la potentialité d'un appel qui détruit cette « configuration spirituelle », cette conscience attentive, autrement dit, il n'est pas nécessaire d'être appelé pour être dérangé, rien que la possession tend à ne plus pouvoir assumer une totale concentration (faites l'expérience suivante : faites semblant d'appeler votre messagerie dans une file d'attente et observez le nombre de personnes qui vont vous imiter). Ensuite, le spot va un peu plus loin : un Coréen, dans une salle d'arcade, se fait griller une partie d'un jeu vidéo qui date des années 80, un basketteur noir (nous sommes toujours dans une bulle publicitaire régie, entre autres, par les quotas stigmatisés) loupe un mémorable panier s'évaporent eux aussi dans la frénésie cubique. Ici, il faut un peu plus de subtilité. Le jeu, le sport, l'image sont disponibles sur les petites fenêtres des téléphones. Comment peut-on critiquer un tel accès pluri-média à l'information ?

La somme de toutes les peurs

En fait la réponse est la réciproque du problème de Germaine. Cette dernière n'est jamais stable, elle peut se faire aspirer à tout moment par quiconque possède son numéro (et de façon hyper-réelle : domine son attention, sa conscience). L'interlocuteur de notre pauvre dame, appelons-le Roger, sait inconsciemment que Germaine est téléphoniquement à sa merci. C'est vrai après tout, pourquoi ne répondrait-elle pas si Roger appelle ? Ça serait d'une insultante impolitesse ! A moins d'excuses valables : le tunnel, métro (le sexe ? Peut-être pas) etc ... Et si germaine, après sa « non réponse », bafouille dans son explication, c'est bien qu'elle a voulu m'être désagréable non ? L'image est grossière mais l'idée est là. La multiplication des possibilités du téléphone entraîne une forme de croissance inconsciente de la part de celui qui appelle. Roger sait intuitivement qu'il peut happer à tout moment les cubes qui lui plaisent, que ce soit du média où une personne réelle, alors il hérite d'une forme de mégalomanie informatique.

Jamais un slogan n'aura jamais été aussi bien porté : un nouveau monde, le vôtre. C'est affreusement vrai ! Roger est dans son monde cadré par les 4 coins de l'écran de son portable. Et si ce monde est le votre, pourquoi vous priveriez-vous d'y faire ce que vous voulez ? Alors que le média est entièrement à votre service, à votre disposition permanente et obligé ; les personnes, elles sont inévitablement le fruit d'une guerre psychologique en arrière plan (prenez les comportements d'un couples qui bats de l'aile dans son utilisation du téléphone portable, c'est une tension nerveuse continue, parce que le portable tue l'isolement intime). Et cela parce qu'il y a une sorte de « fusion conceptuelle » entre l'interlocuteur humain et l'interlocuteur virtuel. Le problème c'est que c'est ni le monde à Roger, ni le monde à quiconque.
C'est le monde de Bouygues (et plus généralement aux deux autres opérateurs). Un monde où tout le monde peut appeler tout le monde, n'importe quand et partout, un monde où les médias populaires (comprendre ici que le « médium » propose des facilités d'accès à des contenus bien précis qui ne s'échappent pas du tout du système global des médias) sont agenouillés à votre seul désir, le monde où chaque client s'auto-proclame simultanément maître et esclave d'autrui. Le tout est délimité dans son fond, dans sa forme et dans son utilité (donc par corollaire, une utilité limitée à son propre fonctionnement, illusoirement profitable à l'utilisateur).

Quand l'homme devient machine

<span class="ev_code_black">Si Roger peut se demander comment il faisait avant pour s'en passer, il devrait plutôt se poser la question du « comment ai je changé pour trouver ça indispensable » (ou du moins, important).</span> Son portable et lui ne font plus qu'un d'une certaine manière.

Parce que le portable donne une image de la réalité déformée, commercialement plaisante, la personne qui utilise le portable adhère progressivement à cette réalité. Cette image difforme du réel <span class="ev_code_black">consiste à croire que vous pouvez intervenir à n'importe quel moment, n'importe quel endroit dans la vie d'une personne, qu'elle doit vous répondre. Que vos relations sociales s'obligent à vous.</span> Plus important encore, elle tend à faire croire à la centralisation du réel. Autrement, croire que l'entière réalité (relation sociale, information médiatique, communication intime) peut se centraliser dans une technologie. Le possesseur de portable s'abandonne dans la réalité de l'information téléphonique, car elle lui laisse entrevoir un instant qu'il pourrait tout atteindre, tout voir, tout posséder (le cube représente cette information immatérielle). On prend une information (média télévisuel, photo prise via le portable, mp3 mis en mémoire, jusqu'à celle de l'aliénation d'une personne réelle.), on se persuade de la posséder et on finit par devenir un vecteur aliéné de sa diffusion. ..] Cela sera beaucoup plus flagrant lorsque les téléphones finiront de fusionner totalement avec l'informatique moderne et multimédia. En adhérant sensiblement au portable, on crée un autre monde, un monde hyper-réel (un réel précédé de sa propre fiction - voir Simulacre et simulation de J. Baudrillard), au concept bancal et erroné, dépourvu de relativisme ou d'autres encombrantes vérités, un monde cubique parfaitement défini par son utilisation, c'est à dire le notre."

Article tiré du Délit Express, N?25.

Le texte est recopié à l'identique, y compris les fautes de conjugaison, grammaire, syntaxe, etc.
J'ai juste passé en noir les parties que je trouve intéressantes.

Vae-primat
14/01/2006, 05h42
Un nouveau monde: le mien
Grâce à ma toute-puissance, d'un geste calme et réfléchi, j'éteins le portable et me livre aux petits plaisirs mesquins tels discuter (et plus si affinités) avec ma femme sur le nouveau film ou le prix des salades, lire un livre ou écrire un texte plongé dans l'ambiance sonore qui s'échappe, telle un tsunami, de la chambre des gosses.
Une période de "calme" et de "tranquillité" juste troublée par les supplications plaintives du chien à qui j'ai oublié de mettre le casque anti-bruit............voilà c'est fait!
Quel hâvre de paix!

Ceridwen1981
14/01/2006, 06h13
Ce sont des Observations et un analyse très pertinentes que tu nous rapportes, Le Solitaire et réponse très valable, Vae.
Tout ça me donne envie de vous raconter une histoire.
Un jour que j'étais dans le bus, une dame téléphonait devant moi (c'est tellement normal, hein?). elle beuglait à tue tête les tristement inchangeables formules habituelles auxquelles on a toujours envie de répondre : "allô? t'es où? quoâââ? ah ! t'es arrivé ! ah ben moi je suis dans le bus là. on est coincé dans les embouteillages ! quoâââ??? attends ça capte mal là !" etc etc.

Quand j'ai commencé à m'apprecevoir que non seulement il y avait des postillons sur ma jupe toute neuve et qu'en plus je ne pouvais plus me concentrer sur ma lecture, j'ai commis l'irréparable. Je me suis mise à lire tout haut, et beaucoup plus fort qu'elle, la phrase sur laquelle j'étais arrêtée depuis 5 min.
Regard foudroyant de la gorgone esseffèrisée qui me considère avec stupeur et me lance: "mais enfin vous voyez pas que je téléphone?"
Ce à quoi j'ai immédiatement rétorqué : "mais madame vous voyez pas que je lis?"

Moralité, depuis ce jour là je n'ai plus de téléphone portable (j'ai résilié le jour même)et même s'il est vrai qu'on s'y accoutume vite, il est vrai que le soulagement est rapide et incommensurable quand on ne l'a plus.
Evidemment il y a toujours les tyrans qui vous reprochent de n'être "jamais joignable"...ce à quoi on peut rétorquer que, vue ce que sous-entend le reproche, il ne vaudrait mieux pas pour nous qu'on le soit !

Vae-primat
14/01/2006, 07h07
Petite sortie entre couples:
Madame est l'amie de(on l'appelera Julie)
Moi je suis l'ami de (on l'appellera Roger)
Julie et Roger ont un problème=&gt;comme beaucoup de couples, ils n'arrivent pas à communiquer.
Idée de Madame : les réunir pour exposer leurs doleances respectives dans un cadre calme et agréable =&gt;On planifie une soirée resto.
Pendant la soirée (15h-23h)pas plus de cinq phrases chacun y compris les formules de politesses et sans tenir compte des hum, oui, non,pt'être.
Séparation=&gt;je reconduis Roger.
Le portable sonne =&gt;il est 23h30
"Ah? c'est toi? Oui, moi aussi! (suit une conversation téléphonique de 2h!!!!!dont je passerai les détails)
C'est Julie qui téléphone!!!! http://forums.ubi.com/images/smilies/blink.gif
A savoir : pendant toute la conversation ils étaient distants d'environ 25m =&gt;elle dans la maison et nous deux dans la bagnole (moteur éteint parce que ça gêne la compréhension et -5 parce que si le moteur tourne pas, le chauffage ne marche pas http://forums.ubi.com/images/smilies/cry.gif
Resultat:Roger et Julie se sont réconciliés............et moi j'ai passé une semaine avec un rhume!
J'ai dû rater un épisode mais l'important c'est que maintenant ils se parlent........par portable interposé http://forums.ubi.com/images/smilies/blink.gif http://forums.ubi.com/images/smilies/16x16_smiley-very-happy.gif... http://forums.ubi.com/images/smilies/cry.gif

JediMAX
14/01/2006, 07h28
Alors là Ceridwen, je retiens ! Il n'y a rien qui m'insupporte plus que les gens qui téléphonnent dans les transports en commun : on n'entend jamais rien, et c'est très mal poli. J'imagine la tête des gens dans le bus... Le pire c'est que je suis sur que la personne qui téléphonnait n'a pas arrêté pour autant, et n'a même pas compris où tu voulais en venir. Trsite monde tragique.

Quant aux gens avec qui il est plus facile d'avoir de grande conversation par portable que "en direct", j'en connais malheureusement un paquet. C'est si compliqué que ça de mettre un portable en silencieux (pour ceux qui ne veutlent vraiment pas l'éteindre) ?

En tout cas, l'analyse assez pertinente que tu as bien fait de faire partager, Le Solitaire.

eldaura
14/01/2006, 09h49
<BLOCKQUOTE class="ip-ubbcode-quote"><div class="ip-ubbcode-quote-title">quote:</div><div class="ip-ubbcode-quote-content">Originally posted by Ceridwen1981:
Je me suis mise à lire tout haut, et beaucoup plus fort qu'elle, la phrase sur laquelle j'étais arrêtée depuis 5 min.
Regard foudroyant de la gorgone esseffèrisée qui me considère avec stupeur et me lance: "mais enfin vous voyez pas que je téléphone?"
Ce à quoi j'ai immédiatement rétorqué : "mais madame vous voyez pas que je lis?"
</div></BLOCKQUOTE>

http://forums.ubi.com/images/smilies/16x16_smiley-very-happy.gif Oeil pour oeil ! Je me souviendrais de la méthode !

Sinon, comme le dit si bien Vae, un téléphone (fixe ou portable) ne vous dérange que si vous le laissez branché...

JediMAX
15/01/2006, 06h17
Non, je ne suis pas d'accord. Comme vous avez un portable, vous "devez" être joignable à tout instant du jour et de la nuit, sinon les gens trouvent soit que vous leur manquez de respect, soit pensent qu'il vous est arrivé quelque chose... (vécu du jour, bonjour).

Vae-primat
15/01/2006, 07h15
<BLOCKQUOTE class="ip-ubbcode-quote"><div class="ip-ubbcode-quote-title">quote:</div><div class="ip-ubbcode-quote-content">vous "devez" être joignable à tout instant du jour et de la nuit, sinon les gens trouvent soit que vous leur manquez de respect, soit pensent qu'il vous est arrivé quelque chose... (vécu du jour, bonjour).
</div></BLOCKQUOTE>
- N'est-ce un manque de respect que de déranger quelqu'un à toute heure? (téléphoner à quelqu'un à 1h du matin pour lui demander s'il se rappelle où se trouve le dossier XS112 c'est un manque de respect de la vie privée)
- S'ils pensent vraiment qu'il vous est arrivé quelque chose c'est que vous êtes dans une situation où cela est envisageable (exemple:mon portable est allumé lorsque mes enfants sont hors de la maison afin d'être joignable en cas de problèmes) sinon, lors des répas ou réunions, le portable est éteint =&gt;si c'est important, il rappelle ou laisse un message.

dniepr
16/01/2006, 01h33
Dans le même goût, un truc qui m'énerve bien sont les appels en numéro privé auxquels je ne réponds jamais. Mon portable est majoritarement éteint et me sert principalement de répondeur. J'en ai un depuis que je bosse car je suis toujours en déplacement.

Imaginer parce qu'on me téléphone que je vais répondre est déjà une gageure mais en plus croire que je vais décrocher à quelqu'un qui se met en numéro privé est illusoire http://forums.ubi.com/infopop/emoticons/icon_wink.gif Et le pire du pire c'est quans on me reproche de ne pas répondre à ce genre d'appel. La ça m'énerve http://forums.ubi.com/infopop/emoticons/icon_mad.gif

Je suis libre de parler à qui je veux, et de refuser de parler à d'autres, ou de répondre plus tard (ou pas du tout http://forums.ubi.com/infopop/emoticons/icon_biggrin.gif). Je ne suis pas l'esclave de mon téléphone http://forums.ubi.com/infopop/emoticons/icon_wink.gif

Vae-primat
16/01/2006, 02h56
Il y a aussi les accros au portable (je me demande s'il y a une thérapie pour soigner cela!)
Exemple=&gt;mon fils http://forums.ubi.com/images/smilies/16x16_smiley-sad.gif
*petite musique*
- Allo?
- Dis papa (s'ensuit une demande quelconque)
- ........
- Papa? T'es toujours là?
*le temps de monter l'escalier*
- Ça te fatiguerait beaucoup de descendre me parler au lieu de téléphoner? http://forums.ubi.com/images/smilies/16x16_smiley-mad.gif
- Heu! J'y avais pas pensé.
- http://forums.ubi.com/images/smilies/blink.gif

- - - - - - - -
Madame et mademoiselle de sortie
Madame devant le magasin:
- Je viens de voir une jolie robe verte qui irait....etc.....
Mademoiselle dans ledit magasin:
Oui! je la vois! Elle est magnifique...etc....
Moi http://forums.ubi.com/images/smilies/35.gif

ZEcricris
16/01/2006, 10h49
Ca oui ça existe les accros du portable!Je connait une fille qui arrive à environ 130 euros de hors forfait http://forums.ubi.com/infopop/emoticons/icon_eek.gif c'est dire si elle est accro !