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Mortysky
24/03/2014, 23h40
Bonjour à tous,

Je me lance pour un debut de récit sur les guerres oubliées, au coeur de l'académie. Ce n'est que le début, parce que même si ca m'éclate, j'aimerais avoir vos retour sur le style, le ton, et j'éspère quelques corrections pour faire un travail qui vous plaisee autant qu'à moi !

Sur ce bonne lecture !


Les guerres oubliées

Le crépuscule tombait a l'orée de la forêt qui longeait la grand-route. Le ciel, couvert de nuages annonçait des pluies salvatrices pour les récoltes de mon père, et la douce chaleur de ce mois de juillet égayait les hommes et les femmes du village. Moi, je courais. Pas pour fuir les pluies imminentes, ni pour éviter les réprimandes de ma mère, mais parce que je transportais le bien le plus précieux que l'on peut donner à un garçon de mon âge. Aujourd'hui, j'avais déserté les champs pour troquer toutes mes économies contre un livre relié de cuir, dont la simple vue avait fait scintiller d'envie mon corps entier*: Les contes et légendes d'Ashan.

Mon père me regardait courir, et m'attendait près du portique qui délimitait nos terres. Il souriait a me voir si radieux, si heureux d'avoir pu profiter de la journée dont il m'avait fait grâce.
«*Tu m'accompagnera aux champs demain, n'est ce pas*?*»
Cette question n'attendait pas de réponse, c'était une évidence. Saluant ma mère au passage, je filais dans ma chambre pour enfin ouvrir ce magnifique ouvrage qui me relaterais tous les exploits des héros d'autrefois...

«*Les guerres oubliées*:

De toutes les époques, sur tous les continents, personne ne connu de guerres plus bestiales, plus féroces que celles que relatent cet ouvrage. En ces temps immémoriaux, la magie était à son apogée. Aujourd'hui, même les plus grands nécromants, usant la magie la plus puissante qui soit, ne sont que de pauvres amuseurs de galerie dans les couloirs de l’Académie. Les salles se suivaient en enfilade, par centaines, et l'on y formait les plus grands mages du monde connu. Tous les hommes, s'ils voulaient un jour être investis d'un quelconque pouvoir, se devaient de monter au moins au cinquième étage de la tour. Cette dernière, haute de 112 mètres, en comprenait vingt-et-un, chacun correspondant a une année d'étude.
A cette époque, la magie gouvernait le monde. Elle nourrissait les hommes, fertilisait les terres, et remportait des guerres. Les plus grands mages de l'Académie, parmi lesquels Hakeem, Ammar et Myranda, pour ne citer qu'eux, étaient tous de redoutables combattants, et avait unifié pour la première fois toutes les terres d'Ashan sous une même bannière. Maintenant, ils formaient les générations futures, transmettant leur savoir aux étudiants les plus prometteurs dans les plus hautes sphères de la tour, pendant leurs armées de djinns immortels repoussaient chaque jour les frontières sans même que le peuple n'en entende parler.
...

Cependant, cette ère de prospérité touchait à sa fin. Dans tous les recoins de la terres, les hommes se levaient par légions face au règne usurpé des prestidigitateurs de l'académie. Les hordes barbares se regroupaient en bastions imprenables, défendus par toutes sortes de créatures, des orcs et gobelins aux vouivres les plus sanguinaires. Les mages peuvent défendre leurs terres en transformant la pierre en bouclier, mais ils ne marcherons jamais sur Maar-Muit, capitale nomade de plus de trois cent mille âmes, qui migrait sans cesse, laissant derrière elle une terre usée sur laquelle elle ne reviendra que dans quelques siècles. Sous les bannières de nombreux chefs de clans, les forces du Bastion se massaient aux frontières, abandonnant leur désert originel pour contenir l'avancée des incantateurs.

De l'autre coté, à l'ouest, se situait une zone inhospitalière, rocailleuse où le souffre et le basalte règnent en maîtres. De la lave de ces volcans émergeaient parfois quelques démons mineurs et parasites que les guerriers magiciens n'avaient aucun mal à maîtriser, et qu'ils ramenaient souvent au cœur du pays pour les vendre, ou les exposer dans des foires aux monstres. Mais les forces souterraines s'agitaient. Éloignées du soleil depuis des millénaires, les succubes et autres abominations se préparaient à la guerre, sous l'égide d'une créature qui ferait frémir le diable en personne. Un tel démon, immortel et incontrôlable allait devenir un fléau pour les mages. Le pouvoir souterrain s'organisait donc autour de la démente Dhamiria, capable de mystifier ses adversaires en annihilant leurs stratégies avant même d'engager le combat.*»

Interrompant ma lecture, ma mère nous appelait à table, et tout en rêvassant, j'avalais le potage de chou qu'elle nous avait préparé. Le soleil se couchant, je n'avais plus de lumière et dû remettre à demain les histoires de djinns et de démons qui me fascinaient.