1. #1
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    [????] - ????- AlisColor - La bataille d'Illyndur

    [I]Conseil de lecture : Ceci est facultatif mais pour apprécier la nouvelle, il peut-être intéressant de lire au préalble la légère introduction ici :
    http://forums-fr.ubi.com/showthread....eill%C3%A9-12)

    Ainsi que d'avoir un aperçu de la nouvelle en screenshot ici : http://forums-fr.ubi.com/showthread....-des-batailles

    Ps : Je me suis rendu compte qu'il manquait quelque chose pour que mon RP soit totalement raccord avec le background de might and magic. J'ai donc rajouté une image à la fin du RP qui permet de justifier le comportement des principaux personnages du récit. Saurez-vous me dire pourquoi ?

    Par ailleurs, pour une meilleure lecture et parce que c'est la galère de justifier sur le forum, je vous propose une version pdf ici :
    http://pdf.lu/aq3N





    Cela faisait maintenant deux bonnes heures depuis le choc des armées. C'était un cauchemar sans fin. Même si les mages utilisaient des hommes-bêtes, des golems et autres créatures, cela n'empêchait en rien ceux-ci et quelques mages-lames de se faire dévorer par les créatures putrides de la maison Eterna. De se faire éventrer par des mages rebelles. D'autres encore assassiner par quelques nagas, voir même revenir à la vie du mauvais coté. Le pourpre couvrait peu à peu le sable dorée des dunes désertiques d'Ashan. L'espoir que nos alliés nous rejoignent se faisait de plus en plus mince.

    Je luttais contre d'immondes bêtes, je savais qu'un jour il me faudrait mourir pour une noble cause, c'est le propre des gens de guerre, et ce jour-là était arrivé. Cependant aujourd'hui, une seule idée me traversait la tête, protéger ma compagne. Celle-ci commandait une unité de derviches, elle se battait avec l'ardeur d'un démon. Grâce à mes tirs de couverture et à son esprit combatif, nous provoquions la terreur dans les rangs ennemis. Mais au fil des heures, la fatigue se fit ressentir, chaque tir magique se faisait plus difficile, on n'en voyait pas la fin. C'était des vagues infinies s’abattant telle une mer de tsunamis. Nous fûmes bientôt débordé, je perdis de vue l'unité de derviches. La retraite dans le canyon d'Illyndur fut sonnée, j'achevai encore quelques squelettes, puis suivi mes compagnons et me retranchais dans cette passe.

    Nous étions vingt mille à la levée de l'ost, lors de la retraite je n'en vis pas plus de la moitié revenir. Nombres de mages avaient péris avec leurs créatures, certains élémentaires sans maîtres erraient de manière chaotique sur le champs de bataille et massacraient à tout va, ennemis comme alliés. Je vis l'unité de derviches d'Halasa revenir, elles étaient lacérées, amputées, putréfactions et autres nécroses abondaient de leurs plaies. Je n'y vit point Halasa. Je me précipitai à leur rencontre en quête de renseignements, et l'une d' elle me fit un hochement négatif de la tête. Une larme roula sur ma joue. Avais-je encore une raison de me battre ?

    Je décidais alors de tenir la passe avec mes frères d'armes et de sacrifier ma vie s'il le fallait, afin de détruire ces êtres abjects qui avaient osé détruire une partie de mon âme. Lorsqu'arriva le crépuscule ,nous avions perdu encore deux milles de nos frères , mais les braves tenaient bons. Je me retournais vers un messager pour demander entre deux salves à combien on estimait les pertes ennemies. Seulement un quart de leur armée était tombé, cela semblait trop peu, mais les nécromanciens ramenaient les morts à la vie et cela jouait en leur faveur. Ils étaient donc encore près de trente mille combattants. Le héraut me fit part de son inquiétude car les titans en amont de la passe avaient aperçu un contingent de dix mille hommes venant en renfort de cet ost, déjà suffisamment puissant et malsain.

    Le désespoir parmi nous, était sous une multitude de formes. Le Sirocco faisait résonner les cris des mutilés, l'effondrement des géants de pierre, les gémissements des plus faibles d'entre-nous. L'odeur du sang était omniprésente, jusqu'au goût de fer rongé dans la bouche. Médecins et mages étaient débordés, nous étions contraint d'achever nos frères d'armes afin de leur éviter une lente agonie. Nous savions que le glas s'abattrait aussi sur nous avant l'aurore.

    Alors que nous luttions toujours avec bravoure afin de tenir notre position, l'armée ennemie parut soudain se disloquer en certains points névralgiques, la chaîne de commandement semblait rompue et le contingent de dix mille guerriers chargea en direction de l'ost sur-dimensionné. Je vis soudain sur le visage de nos soldats une expression de surprise.

    Ils étaient là. Puis en me rappelant une partie de shōgi, je compris qu'ils avaient toujours été là, attendant le moment opportun pour frapper. Yukiko avait réussi à infiltrer ses troupes. Les espions du Sayama étaient donc bien plus qu'une simple légende. Je montai alors sur un petit promontoire rocheux et hurlait le plus fort possible à qui pouvait l'entendre :

    - Nos alliés sont venus, c'est l'heure de la contre-attaque, de renvoyer le vide d'où il vient, chargez !

    Après cette incitation au combat, je me ruais vers les rangs ennemis incitant les mages-lames, hommes-bêtes et autres créatures à faire de même. Et c'est avec joie que je paralysais de mes flèches les troupes ennemis, tout en épargnant les nagas qui désormais luttaient contre leurs frères et la coalition ennemie. Paralysant morts-vivants et autres créatures, offert en pâture à la contre-attaque, je traçais mon chemin avec un seul objectif, la tête du général nécromancien. Je vis son unité et le souvenir des derviches infectées réveilla en moi, haine, colère et démence. Après quelques salves de flèches des arcanes, je m'approchais d'eux. Ils étaient encore hommes pour la plupart, contrairement aux morts-vivants, ceux-ci sentaient la peur. Alors pendant que le typhon des sept cité accompagnait la vague de l'honneur dans un étau destructeur, je prenais un malin plaisir à faire souffrir ces quelques adversaires qui me servaient d'exutoire. Brûlures, dépeçages à vif, mutilations, humiliations, l'espace d'un instant une folie sans nom s’empara de moi et après un éclat de rire sardonique qui faisait se prosterner mes victimes, elle se dressait à nouveau devant moi. Je cru d'abord à un mirage, puis je repris mes esprits.

    - Halasa, c'est toi ? Dis-je. Je la voyais cependant je n'osais y croire, cela pouvait être une ruse de l'ennemi et si c'était bien elle, que penserait-elle de toutes mes atrocités.

    - Oui c'est moi, Rael, je suis revenue, j'ai traversé l'enfer, mais je suis là avec toi.

    Elle me serra dans ses bras et je fis de même, je compris que c'était bien réel, cela ne faisait aucun doute. Son corps était recouvert de nombreuses plaies cautérisées pour éviter les poisons de la maison Eterna. Je versais une larme d'empathie en imaginant la souffrance endurée.

    Le tumulte de la bataille se fit bientôt plus calme, l'alliance menée par Gazal venait de sonner la retraite. Nous avions essuyé beaucoup de pertes mais la guerre n'était pas perdue, il subsistait un espoir. C'est donc ensemble que nous nous dirigeâmes vers Myranda, notre commandant en chef, afin de recevoir l'invocatrice des abysses et l'émissaire de l'honneur.

    Nous étions attendus dans la tente de commandement afin d'établir une contre-offensive, et ainsi pouvoir retourner la situation à notre avantage. Tous étaient présent, notre commandant en chef, ainsi que le reste des héros de l'académie. Il y avait aussi Nur, la général des djinns. Halasa était ici en tant que maîtresse des maîtresses derviches. Du coté du sanctuaire Yukiko et Kaiko avaient visiblement réussi à rallier le seigneur des dragons et le mandeur du crépuscule. J'identifiais aussi Dame Raya et Nyorai Sairensa qui apportaient le thé comme le veut la coutume des mers de Jade. Ainsi que deux tacticiens nagas qui s’affairaient à marquer des positions sur une carte du canyon d'Illyndur.

    Ammar dit «l'astucieux» ouvrit la réunion, en ses paroles s'exprimait la sagesse :

    - Nous avons perdu trop de frères, trop d'amis dans cette bataille, agissons désormais avec discernement. Notre effectif actuel s'élève à sept mille cinq cents dont deux mille hommes-bêtes, mille mages-lames, cinq cents golems, environ autant de titans, mille derviches,mille mage également, et d’après Nur environ mille cinq cents djinns.

    Yukiko se permit de dresser à son tour la revue des troupes du sanctuaire :

    - Nous disposons d'environ deux mille combattants du Sayama redoutablement efficaces en terrain désertique. Ainsi que deux mille guerriers requins, mille mages, cinq cents esprits ,et approximativement mille guerriers d'honneur. Cependant le conflit risque de tourner à notre désavantage car malgré l'équilibre des forces actuelles, nous avons appris que certaines troupes du Havre, menée par le général Kieran se dirigeaient vers le campement de l'alliance du vide. Son ost compte environ huit mille têtes.

    Après cette introduction stratégique, Noboru, le mandeur du crépuscule fit par de ses découvertes à l'assemblée :

    - D'après mes espions, les hérauts du vide recherchent un enfant, ils le nomment «l'abnégation de toutes choses ». Il serait un défi au bon sens et à la logique d'Asha, serait plus anarchique qu'Urgash. Cela effraie au plus au point les adeptes du vide, il pourrait être une chance pour nous.

    - Vous pensez que cette enfant serait parmi nous ? questionna la chef des mages-lames. Pour l'heure j'ai une nouvelle bien plus grave qui va rendre la menace du Havre presque insignifiante. Nos titans ont repéré près de la frontière ouest, une légion infernale faisant route vers notre camp. Au vu de la composition, je pense qu'elle est dirigée par Garant ou Dhamiria.

    Alors qu'un espoir grandissait dans le cœur des combattants, leur redonnant le courage nécessaire afin de braver la mort pour leur patrie, et leur liberté, la marche infernale réduisait tous ces rêves en cendres. Ma compagne, en tant que maîtresse des derviches soumit tout de même l'idée d'une alliance avec la légion d'inferno, même si cela semblait bien utopiste. Selon l'histoire d'Ashan, les infernos étaient les fils belliqueux d'Urgash et avaient toujours apporté la guerre sur Ashan, ainsi que le chaos, la démence. Ils sont fourbes et vils, on ne peux pas traiter avec eux.
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  2. #2
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    Ammar prit la parole :

    - Cette idée est audacieuse, mais je pense que l'entreprise a très peu de chance d'aboutir. Toutefois nous devons la tenter, car qui n'essaye pas, vivra dans le doute, le regret et l'amertume. Nous enverrons des émissaires négocier et si le sanctuaire le veux bien, des espions pourraient découvrir le but de cette légion mystérieuse.

    La réunion prit fin au bout d'une petite heure, et nous nous étions mis d'accord sur les différentes tactiques à adopter en fonction du mouvement des troupes ennemis et de cette curieuse mais inquiétante légion infernale. Au sortir de la tente, j'entendis Halasa qui était restée un peu en retrait demander à Ammar, si elle pouvait prendre la parole dès les premières lueurs de l'aurore afin de s'adresser aux troupes. Quelque chose la tiraillait, cela transparaissait dans son attitude mais je n'arrivais pas à savoir ce que c'était. Le vieux mage lui donna son accord sous réserve que cela n'irait pas rabaisser le moral de l'alliance. Elle acquiesça, puis m'adressa un petit sourire.

    Malgré mon incompréhension quand à son idée, je laissais filer et mis cela sur le compte du traumatisme qu'elle avait dû subir. Nous aurions l'occasion d'en parler une fois la bataille passée, si nous survivions. Nos regards se croisèrent puis attendris par son visage et ses cicatrices, je lui glissais ces quelques mots :

    - Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée et demain tu auras toute ma confiance et tout mon soutien, je te protégerai quoiqu'il arrive. Je m'en veux de t'avoir perdue un instant du regard, j'ai perdu la raison quand j'ai cru que tu n'étais plus de ce monde. J’espère que tu pourras un jour me pardonner ces exactions.

    - Un jour mon Rael, j'ai connu moi-même des accès de folie, des pertes de la raison, mais depuis que je t'ai trouvé, je vois le monde sous un autre jour. J'espère seulement de tout mon cœur qu'un jour tu pourras toi aussi faire preuve de compassion et de tolérance, à mon égard, s'il le faut.

    - Ma derviche, rien ne viendra troubler ce que nous ressentons l'un pour l'autre, ni cette coalition du vide, ni cette légion infernale. Allons nous reposer quelques heures, il se fait tard et demain les combats vont faire rage comme jamais, ils nous faut être en pleine possession de nos capacités.

    Le lendemain matin je m’éveillais avec difficulté. J'avais eu du mal à trouver le sommeil entre les vas et viens des troupes, les gémissements des blessés, les cauchemars de certains,et les pleurs des autres. Je me retournais alors pour enlacer ma douce et tendre, mais je brassais du vide, sa couche était vacante. En vitesse je me vêtis, pris un quignon de pain et parti au pas de course à la recherche de ma derviche.

    Je la vis en haut d'un promontoire rocheux surplombant la passe à une dizaine de mètres du sol. A sa gauche se tenait Noboru, et à sa droite Ammar, comme si elle était soudain devenue le personnage le plus important de cette coalition. Les troupes se massaient en bas, et d'après les murmures, les agents du Sayama sous la direction de Noboru avaient fait en sorte que tous viennent au moins prêter l'oreille quelques minutes. Derrière elle, se trouvait un bûcher, sans doute encore un des rituels étranges du sanctuaire à moins que ce ne soit une expérience magique du vieux filou.

    J’identifiais un phénomène inhabituel chez les deux héros perchés sur le rocher , ils semblaient stressés, anxieux. Afin de mieux les voir, je décidais à mon tour d’effectuer une escalade sur un perchoir assez proche du leur en contre-bas de quelques mètres. En me retournant pour voir où en était la légion, je reconnus le destrier de Garant, émissaire de la discorde. Celui-ci avait réussi à trouver une brèche à l'ouest de la passe, comme nous nous y attendions. Le temps jouait désormais contre nous.

    Au moment où les premiers rayons de l'aurore apparurent dans le canyon d'Illyndur, la voix d'Halasa retentit comme un écho dans tout le canyon :

    - Baves combattants, puisque vous êtes tous réunis pour m'écouter, je ne vous demanderai qu'une seule chose*: tendre l'oreille et prêter attention à chacun de mes mots même après ce qui va suivre. Vos généraux se portent garant de la prochaine étape et de ma véritable identité, assura-t-elle en désignant Ammar et Noboru.

    Elle se plaça au centre du bûcher, et un sentiment de peur irraisonné m'envahis quand je vis «*l'astucieux*» mettre le feu aux stères de bois. Au bout de quelques minutes ma peur se mua en une confusion totale, cela ne pouvait être. Dhamiria, mandeuse de la folie, héros et général de l'Inferno, venait de sortir du bûcher,. Elle m'adressa un regard, avec une expression mi-figue, mi-raisin, et semblait un peu gênée à mon égard. Quant à moi, je me pinçais comme pour me réveiller. Les guerriers et autres mages eurent soudain un mouvement de recul puis Ammar s'avança, leva les mains comme pour implorer les cieux et d'une voix grave et terrifiante, il s'adressa à la foule :

    - Mes amis, silence, écoutons ce que cette jeune femme veut nous dire, et suivant ses propos nous aviserons de ce qu'il convient de faire ! Ammar avait ce regard qui disait à Dhamiria que tout était entre ses mains et que si elle ne voulait pas subir une mort atroce, elle ferait mieux d'avoir la langue habile. Sous l'autorité d'Ammar, les chuchotements et autres murmures avaient laissé place au silence puis au discours infernal de Dhamiria :

    - Braves combattants ! Hier nous avons tenu la passe au prix du sang. Beaucoup de nos frères ont donné leur vie et nombreux sont ceux qui mourront encore aujourd'hui. Cela peut vous paraître curieux que je vous appelle mes frères mais nous avons un but commun, nous combattons les adeptes du vide. Il est vrai que nous les infernos avons porté la guerre sur Ashan, nous avons parfois commis des atrocités, mais à y regarder de plus près, vous n'êtes pas tous exempts de défauts. Combattants du sanctuaire vous paraissez bien honorables, mais nous avons lu dans vos âmes. Combien n'ont-ils pas éprouvé du plaisir en tuant un ennemi, en participant à des soirées de débauche ? En gérant des trafics afin de s'enrichir, en tuant un parent pour prendre sa place, s'adonnant même parfois à l'inceste ? Membres de l'académie, vos expériences secrètes de laboratoires sont bien plus abjectes et atroces que les immondices que nous avons pu commettre. N'avez-vous qu'un respect limité pour la vie ? Vous tenez des peuples entiers sous votre joug et les traitez moins bien que vos meubles. Cependant je ne juge personne, car nous sommes ce qu'Ashan à fait de nous. Je garde espoir, car malgré les squelettes cachés au fond des placards ou exposés à la vue de tous, Ashan respire et vit. L'académie invente chaque jour des merveilles magiques sans pareil, le sanctuaire apporte sa sagesse et sa philosophie, en tant que fils d'Urgash nous apportons un équilibre en ce monde, la guerre quand il y a la paix, la liberté quand il y a l'oppression, et bien d'autres encore. Ma propre personne, en infiltrant les rangs académiques a trouvé l'amour, chose impensable pour moi avant que cela ne se produise. La vie est un cadeau merveilleux permettant à notre âme de vivre de nouvelles expériences à chaque incarnation passée sur Ashan. Cependant cette alliance du vide veut nous empêcher d'exister, veut annihiler tout ce qui existe sous le ciel. L'affrontement qui va avoir lieu sera le plus gros jamais vu depuis le début de la guerre contre les adeptes du vide et peut-être même de toute l'Histoire. Je ne vais pas vous le cacher cela sera extrêmement difficile, car c'est sans hésitation que vous aurez peut-être à tuer un ami, un parent, une femme, un enfant, un frère qui aura tourné casaque et sera vide de tout sentiment à votre égard. Les alliés d'hier sont les ennemis d'aujourd'hui et les ennemis du passés peuvent être les alliés de notre futur. C'est pourquoi je vous demande d'oublier les guerres et les conflits du passé pour tous nous unir sous une même bannière aujourd’hui. Que les légions infernales, les troupes académiques, les armées du sanctuaire et toutes celles qui voudront se joindre à nous, s'unissent sous en une même alliance, l'alliance de l'existence ! Pour l'existence ! L'existence !

    - L'existence ! l'existence ! l'existence ! Reprit la cohorte mêlée, au moment où l'étoile d'Ashan finissait de sortir de son sommeil, ravivant le courage de ceux qui avaient perdu la foi. Les troupes infernales se confondaient avec celles du sanctuaire et de l'académie, sous la direction des généraux afin de former une marée belliqueuse aussi bigarrée, qu'imprévisible et dangereuse.

    Dhamiria descendit de son podium improvisé et vint à ma rencontre. Mon esprit était confus et je ne savais quoi penser : elle était une succube, elle m'avait séduit, roulé, floué, elle s'était joué de moi. Maintenant je la voyais face à moi toujours avec ce petit sourire gêné, elle voulu d'abord m'enlacer puis se rétracta, avant de prendre la parole :

    - Tu sais désormais qui je suis, et je suis consciente qu'il te faudra peut-être du temps pour l'accepter mais je t'aime vraiment tu sais, déclara-t-elle avec un regard sincère, une larme perlant sur sa joue. Puis elle reprit sur un ton un peu plus sérieux : il y a une autre nouvelle que je dois t'annoncer, je suis enceinte...

    C'est l'esprit confus que je vais aller à la bataille. Je continuerai à protéger Dhamiria, car l'enfant qu'elle porte, mon fils, est peut-être notre seul espoir de sauver l'existence même d'Ashan. Je suis Hasafah Rael, général en chef des archers-mages et champion de l'académie. Et c'est ainsi que je m'apprête à prendre part à la plus grande confrontation que ce monde n'ai jamais connu.


    Journal d'Hasafah Rael







    Thème : Le discours d'un héros avant la bataille - [Inferno]-Dhamiria- AlisColor- La bataille d'Illyndur


    Remerciements


    A Kimmundi pour les images du jeu, et pour m'avoir guidé à travers le background de might and magic.

    A ma copine et a Ok8t8 qui ont corrigé la majorité des fautes et des mauvaises syntaxes afin de rendre le tout plus agréable à lire.
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